mercredi 30 mai 2007

Qui fait "Vraiment" Quoi


A lire attentivement
Le redécoupage ministériel définitivement fixé


Les décrets d'attributions de compétences des ministères confirment la nouvelle architecture gouvernementale. Principales innovations : la séparation du budget de l'économie, rattachée à l'emploi, et la création d'un « super ministère » de l'écologie.

Le premier ministre François Fillon a présenté en Conseil des ministres, mercredi matin, les décrets d'attributions des compétences des ministères. Avec pour principales innovations, le rattachement au « super ministère » de l'écologie de prérogatives relevant auparavant des ministères de l'économie, des transports, de l'intérieur ou de l'agriculture ; la séparation en deux ministères des comptes et de la stratégie économique, cette dernière étant couplée avec les prérogatives liées à l'emploi. Ce re-découpage relève d'un changement d'optique, l'emploi passant de la sphère sociale à la sphère économique.Selon ces décrets d'attribution, le ministre de l'écologie, Alain Juppé, « prépare et met en œuvre la politique du gouvernement dans les domaines du développement durable et de l'environnement ». Domaines auxquels s'ajoutent ceux « de l'énergie et des matières premières, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l'équipement, de l'aménagement foncier et rural, de l'urbanisme, de l'aménagement et du développement du territoire et de la mer, à l'exception de la pêche », précise le communiqué du conseil des ministres.

Le ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, en l'occurence Jean-Louis Borloo, exerce, outre ses responsabilités traditionnelles en matière économique et financière, « les attributions relatives à la défense et à la promotion de l'emploi et de la formation professionnelle », confirment les décrets. « Il exerce également les attributions relatives aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et aux professions libérales ainsi que celles relatives au tourisme », poursuit le texte. Enfin, « il est compétent en matière de stratégie industrielle et est associé à la définition et à la mise en œuvre de la politique dans le domaine des industries agroalimentaires et forestières ».

Alors que la "revalorisation du travail" a été un thème de campagne présidentielle, un autre gros ministère, regroupant le "Travail, les relations sociales et la solidarité", a également été mis en place. Il est dirigé par Xavier Bertrand, ancien porte-parole du candidat Sarkozy, ancien ministre de la Santé et fin connaisseur des dossiers de protection sociale. M. Bertrand doit également s'occuper des droits des femmes, de parité et d'égalité professionnelle.

Le ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique, confié à Eric Woerth, « met en œuvre la politique du gouvernement en matière budgétaire et fiscale. Il est responsable de l'ensemble des finances publiques. A ce titre, il prépare les règles relatives aux finances locales et il est responsable de l'équilibre général des comptes sociaux ». En liaison avec le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité et le ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, « il est chargé de l'élaboration et de l'exécution des lois de financement de la sécurité sociale ». Enfin, « il est compétent par délégation du Premier ministre, en matière de fonction publique », et exerce également « les attributions relatives à la réforme des services publics, à la modernisation de gestion publique, à la mise en œuvre des stratégies ministérielles de réforme et à la simplification des formalités administratives ».

lundi 28 mai 2007

Politique ou Pauvreté?


Les réseaux de Martin Hirsch


Le successeur de l'abbé Pierre puise dans son riche carnet d'adresses pour tester des dispositifs antipauvreté innovants.

A42 ans, Martin Hirsch a déjà vécu plusieurs vies. Pas étonnant quand on se partage entre deux mondes : la haute administration d'un côté, l'humanitaire de l'autre. Cet énarque passé par Normale sup après avoir interrompu ses études de médecine connaît d'abord une fulgurante ascension dans le monde de la santé : conseiller juridique à la Caisse nationale d'assurance maladie, puis secrétaire général adjoint au Conseil d'Etat et responsable de la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, il devient conseiller et directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la Santé, avant de diriger pendant six ans l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Poste qu'il a quitté l'été dernier pour revenir au Conseil d'Etat, section contentieux.

Son parcours d'intellectuel engagé contre la pauvreté est aussi spectaculaire. En 1995, il accepte la présidence de l'Union centrale des communautés Emmaüs. Il succède, sept ans plus tard, à l'abbé Pierre à la tête du mouvement Emmaüs-France, qui réunit plus de 250 structures d'accueil et d'accompagnement de personnes en difficulté. Et comme si cela ne suffisait pas, ce père de trois jeunes filles, marié à une journaliste du Monde, vient de prendre la présidence de l'Agence nouvelle des solidarités actives, une association qu'il a créée en janvier pour « mettre en oeuvre des actions locales, expérimentales, innovantes, originales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises ».

Il faut avouer que ce petit-fils d'un proche du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale a de la suite dans les idées. Dans un rapport sur la pauvreté des enfants, l'an dernier, il suggérait, pour favoriser le retour à l'emploi, de lancer des expérimentations sociales ou de créer le « revenu de solidarité active », pour permettre aux familles pauvres de cumuler minima sociaux, aides fiscales et allocations familiales en cas de reprise d'un travail. Des propositions unanimement saluées, mais vite oubliées. « Martin a eu l'impression d'avoir été instrumentalisé », confie un de ses amis. Il s'en plaint auprès de Philippe Duneton, de Didier Tabuteau et de Juliette Chevalier, trois autres anciens collaborateurs de Bernard Kouchner, qui lui suggèrent de créer une association. Dont acte...

samedi 19 mai 2007

Fillon "1"


Promesse non tenue, mais l'info s'impose!! Sur chaque ministre, vous avez un lien sur son cursus, et en cliquant sur la photo, le message de bien venue du premier ministre himself!!

Bonne Lecture

Alain Juppé : ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
Jean-Louis Borloo : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi
Michèle Alliot-Marie : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales
Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement
Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice
Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
Xavier Darcos : ministre de l’Education nationale
Valérie Pécresse : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hervé Morin : ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville
Christine Lagarde : ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement
Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
Roger Karoutchi : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
Eric Besson : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques
Dominique Bussereau : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargé des Transports
Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
Martin Hirsch : haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté

dimanche 13 mai 2007

Travailler plus...


C'est mercredi que Nicolas Sarkozy va officiellement succéder à Jacques Chirac. Ensuite, de la nomination du chef du gouvernement à la réunion du premier conseil des ministres, tout devrait aller très vite. Tour d'horizon d'une semaine politique chargée qui va commencer par de nouvelles consultations pour le président élu.


Les Grands Travaux débutent, des rencontres syndicales aux tractations ministérielles, sans oublier que Mme Royal ne souhaite pas être députée, mais brigue à mots couverts la présidence du parti socialiste, et la candidature suprême "de dans cinq ans"(...)

Promis, dans les prochains articles, on se penchera sur la planète, ce qui peut aider à la sauver, ce qui peut nous révolter ou nous interpeller en la matière. Tout cela au détriment d'une politique qui bégaie, en attendant quelques vrais évènements. Sans oublier sporadiquement notre voisin d'outre atlantique GWB, qu'on ne doit pas laisser naviguer sans réflexions.


vendredi 11 mai 2007

MODEM


François Bayrou a indiqué vendredi que depuis dimanche soir, son site internet avait reçu "33.000 inscriptions spontanées" au Mouvement démocrate qu'il vient de lancer.

"On a commencé à parler du Mouvement démocrate dimanche soir (...) Il se trouve que, depuis dimanche soir, les adhésions arrivent sur le site bayrou.fr sans interruption", a-t-il dit sur RTL

François Bayrou, qui a obtenu 6,8 millions de suffrages le 22 avril, a indiqué qu'au Parlement, le Mouvement démocrate - ou Modem - "pourra voter tout ce qui est bien". "Je pourrai voter des projets présentés par le gouvernement de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit.
François Bayrou a mis sur orbite jeudi son Mouvement démocrate, "force politique nouvelle, indépendante", en affirmant sa volonté de "résister" aux "pressions" qui expliquent selon lui les ralliements de la plupart des députés centristes à Nicolas Sarkozy.
Lors d'un conseil national de l'UDF à la Mutualité à Paris, une résolution proposant le lancement de ce parti a été approuvée à l'unanimité des présents (plus de 2.500, selon l'UDF), moins 4 votes contre et 4 abstentions, lors d'un vote à main levée.

"Rien n'est plus important que de bâtir en France un contre-pouvoir libre", a déclaré M. Bayrou, "troisième homme" de la présidentielle, qui ambitionne de prolonger aux législatives de juin son élan du premier tour (18,57%).

Et, prenant date pour la suite, il a prédit que le "rassemblement" annoncé par Nicolas Sarkozy "n'aura pas de légitimité", car "si on a vendu l'affrontement, on ne peut pas faire le rassemblement".L'UDF sera "une force constitutive" du Mouvement démocrate et accueillera notamment le parti écologiste de Corinne Lepage Cap 21, et Jean-Luc Bennahmias, ancien secrétaire national des Verts.

lundi 7 mai 2007

Trop Tentant...


1955 - 28 janvier Naissance à Paris

1980 - Président du comité de soutien des jeunes pour la candidature de Jacques Chirac

1982 septembre - Premier mariage, avec Marie-Dominique Culioli. Deux fils naîtront de cet union, Pierre et Jean.

1983 - Maire de Neuilly-sur-SeineNicolas Sarkozy obtient son premier mandat de maire de Neuilly-sur-Seine. Il restera à la tête de la ville pendant dix-neuf ans.

1993 - Ministre du Budget dans le gouvernement d’Edouard Balladur

1993 13 mai - Human Bomb. Un homme cagoulé doté d’une arme de poing et d’explosifs fait éruption dans une classe maternelle de Neuilly-sur-Seine et prend en otages les 21 enfants et leur institutrice. Quinze enfants sont progressivement relâchés avant que le GIGN n’interviennent après deux jours de pourparlers. L’homme est alors abattu et les enfants libérés.

1995 23 avril - Défaite d’Edourd Balladur au premier tour des Présidentielles

1996 octobre - Mariage avec Cécilia

1999 13 juin - La liste RPR-DL mené par Nicolas Sarkozy et Alain Madelin n’obtient que 12.82% des suffragesElle se place derrière le PS et le RPF mené par Charles Pasqua.

2002 - Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin

2004 mars - Ministre des Finances dans le gouvernement dit « Raffarin 2 »

2004 29 novembre - Elu à la tête de l’UMP avec plus de 85% des suffrages

2004 30 novembre - Démissionne du ministère des Finances Conformément à la volonté du président de la République Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy démissionne du poste de ministre des Finances après avoir été élu à la tête de l’UMP.

2005 juin - Ministre de l’Intérieur sous le gouvernement Villepin. Après la victoire du non au référendum et la démission de Raffarin, Nicolas Sarkozy est appelé au gouvernement au poste de Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire. Présenté comme le numéro deux du gouvernement, il semblera en concurrence avec Dominique de Villepin au cours des premiers mois.

2005 novembre - Emeutes dans les banlieues françaises. Au cours des émeutes de novembre

2005, Nicolas Sarkozy est vivement critiqué pour avoir utilisé le terme de « racaille ». Cependant, en tant que représentant de l’autorité, sa popularité augmente.

2006 29 novembre - Candidat officiel des Présidentielles 2007Nicolas Sarkozy annonce officiellement devant la presse régionale sa candidature à l’investiture de l’UMP pour l’élection présidentielle de 2007. Toutefois, cette candidature, attendue de longue date, n’est pas une surprise.

2007 14 janvier - Candidat de l’UMP aux Présidentielles, Nicolas Sarkozy est élu candidat officiel de l’UMP à l’élection présidentielle de 2007 avec 98.1% des voix.

2007 29 mars - Démissionne de son poste de ministre. Nicolas Sarkozy démissionne de son poste de ministre de l’Intérieur afin de se consacrer entièrement à la campagne présidentielle.

2007 22 avril - Nicolas Sarkozy devance Ségolène Royal. Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtient 31.18% des suffrages exprimés. Obtenant un des scores les plus élevés des Présidentielles de la Cinquième République, il dispose d’une avance assez large sur Ségolène Royal qui a obtenu 25.87% des voix. François Bayrou, en troisième homme, a opéré une véritable percée avec 18.57% tandis que Jean-Marie Le Pen est relayé à 10.44%.

2007 06 mai - Élu Président de la République avec 53,06% des voix

2007 07 mai - Se ressource en CORSE, pour "habiter" la Fonction...


Je vivais dans un monde au rouge obscur
Lorsqu'une Nation Magnifiée vint m'émouvoir à l'extrême.
Deux yeux bleus, d'une beauté sans mesure,
Des cheveux bruns, une auréole, même,
Vinrent sans ménagement m'ébahir.
Me montrant la voie du soleil,
Tel un aigle volant vers l'avenir,
Partant rejoindre les hirondelles.
Cet oiseau-là n'etait autre que moi.
Et cette histoire qui passe avec légèreté,
Citoyenne, dis le moi, que c'est toi...
Dans tes yeux, mon cœur est tombé,
France de toutes mes pensées.

dimanche 6 mai 2007

Pas de Temps à Perdre


Selon l'Ifop, l'UMP devrait parachever sa victoire aux législatives

Selon un sondage Ifop*, L'UMP obtiendrait 34% des voix au premier tour des élections législatives le 10 juin prochain, le PS 29%, l'UDF 12%, et le Front national 7%. (*établi pour Profession politique réalisé les 3 et 4 mai et rendu public dimanche). Le Parti communiste recueillerait 4%, l'extrême-gauche 4%, les Verts 5%, Chasse Pêche Nature Traditions 1%, le MPF 2% et les sans étiquette 2%. De quoi permettre au nouveau Président d'obtenir une majorité historique à l'assemblée sous la 5ème République.

Sur cette base, il y aurait très peu de triangulaires au second tour le 17 juin, jugeait samedi un expert électoral. Selon Jean-Luc Parodi, conseiller pour les études politiques de l'IFOP, la chambre des députés issue des scrutins des 10 et 17 juin pourrait, toujours sur cette base, être l'une des chambres les plus à droite de l'histoire de la cinquième République.

La chambre la plus à droite avait été élue en mars 1993. Au soir du second tour, RPR, UDF et divers-droite avaient obtenu 485 sièges. Le RPR (247 sièges) devançait l'UDF (213) de 34 sièges. Le PS (54) avec le MRG (6) avait tout juste atteint la barre des 60 députés nécessaire pour saisir le Conseil constitutionnel.

samedi 5 mai 2007

Attendre son Heure...


Les deux jours de "break" de campagne pour chacun des postulants ne seront pas de trop pour compiler encore et encore les tâches urgentes, moins urgentes, pas urgentes qui attendent l'un d'eux au soir du 06 Mai.

Le premier mois du premier quinquennat d’un nouveau président de la république est le plus exaltant de tout son séjour à l’Elysée : quelque soit l’expérience gouvernementale du nouveau venu, tout, pendant ce moment rare, est inédit : les procédures du secret-défense, les réunions diplomatiques au sommet, les décisions à prendre. Pendant cette courte période, le (la) président(e) nouvellement élu(e) devra d'abord constituer, dès le 17 mai, son équipe de collaborateurs directs et nommer son premier gouvernement.
Il (elle) devra prendre position sur les plus grands sujets internationaux (l’avenir du traité constitutionnel européen, la reprise des négociations de l’OMC, les relations avec l’Iran, la situation au Moyen-Orient) , qu’il (elle) aura à traiter , face à ses nouveaux homologues, dans deux réunions capitales, qui auront lieu l’une et l’autre en juin, en Allemagne: le sommet du G8 à Rostock les 7 et 8 et le Conseil européen à Berlin les 21 et 22 .
L'un ou l'Autre devra, au même moment, décider des premières mesures de politique intérieure, économiques ou sociales, symboliques ou concrètes, qu’il (elle) devra prendre par décret.
Il (elle) devra aussi faire les grands choix budgétaires pour 2008 et préparer les premiers projets de loi à soumettre à la future assemblée nationale.
Enfin, et surtout, i l (elle) devra aider son premier ministre à mener la campagne pour les élections législatives du 10 et 17 juin. Et les gagner. Pendant ces quatre semaines, le (la) nouveau (velle) président(e) sera absolument seul(e) aux commandes ; aucun contre pouvoir ne sera là pour lui résister. C’est même la seule période du quinquennat pendant laquelle le nouvel élu sera en situation de quasi-dictature.
Car, un mois plus tard, tout aura changé : si le (la) président(e) perd les élections législatives, (et on ne doit absolument pas exclure cette hypothèse) le pays devra oublier toutes les promesses faites par le nouvel élu. Si au contraire le premier ministre qu’il(elle) aura nommé gagne ces élections, le (la) président(e) devra partager sa légitimité, et donc son autorité, avec lui et avec sa majorité parlementaire ; il(elle) le devra d’autant plus qu’il(elle) a promis, pendant la campagne présidentielle, d’accorder au Parlement d’innombrables pouvoirs nouveaux, en particulier en matière de nominations, de finances et de politique étrangère. Devenir président, c’est comme monter sur un cheval lancé au galop : il faut en prendre tout de suite le contrôle, ou y renoncer à jamais. Nous connaîtrons très vite les talents de cavalier de l’élu(e) du 6 mai.

jeudi 3 mai 2007

Match Nul


À la traîne dans les sondages, accusée « d'incompétence » par la droite, et parfois dans son propre camp, Ségolène Royal devait quant à elle contre-attaquer et afficher dans le même temps sa connaissance des dossiers. Elle a mieux réussi dans le premier exercice que dans le second : moins souriante qu'à l'ordinaire, elle a montré davantage d'efficacité dans le registre de la colère (un peu surjouée) que sur les 35 heures, la fonction publique, la fiscalité et la Turquie, où, le plus souvent elle, s'est contentée d'évasives généralités («Tout se tient »), d'étonnantes incantations («je le ferai ») ou d'erreurs manifestes (le nucléaire). Sur la sécurité, l'emploi, bref tout ce qui renvoyait son interlocuteur au bilan de la droite, elle a bien tenté de pousser l'offensive, mais Sarkozy, chattemite, adossé à une incomparable connaissance des dossiers, l'a plus d'une fois renvoyée dans ses buts.
A l'arrivée, la maîtrise sarkozienne a gardé tout son éclat, en gagnant en sérénité. Quant à Royal, en tenant le choc, elle aura apporté la preuve qu'elle continuait d'être animée par la détermination de celle qui n'a jamais douté. Égalité ? Sur le plan de la stature présidentielle, l'avantage va incontestablement à Sarkozy. Quant au reste - humanité, empathie, sincérité, proximité... - l'affaire sera âprement débattue par les deux camps jusqu'à ce que le résultat du second tour imprime sa vérité rétrospective. Au total, le point pourrait, à la rigueur, se discuter si les deux concurrents étaient partis de la même ligne. Or depuis le 22 avril, Sarkozy a pour lui l'avantage de l'arithmétique et celui de la dynamique. Pour revenir à sa hauteur, il aurait fallu que Ségolène Royal réussisse l'impossible. On en est loin.
Il nous reste à réfléchir à la gestuelle; cliquez sur le lien qui suit et bonne étude...

mercredi 2 mai 2007

Pas Question de Dormir


H - 0,5

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy seront face à face ce mercredi soir sur les écrans de télévision, à quatre jours du second tour, pour le traditionnel débat entre finalistes de l'élection présidentielle, une épreuve majeure pour les deux candidats;

M. Sarkozy aborde l'émission, qui pourrait attirer jusqu'à 20 millions de téléspectateurs, en position de favori des sondages, donné gagnant dans toutes les enquêtes menées depuis le premier tour.
Tous deux ont assuré n'avoir mené aucune préparation particulière, mais ce genre de débat est toujours soigneusement préparé par les équipes de campagne.
Un des enjeux sera de convaincre les indécis, notamment parmi les 6,8 millions d'électeurs ayant choisi François Bayrou au premier tour.
Les spectateurs auront deux heures pour se faire leur idée en suivant les échanges, présentés à partir de 21H00 par Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor sur TF1 et France 2.
En l'absence de tout public, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy seront assis face à face à une table carrée, à deux mètres l'un de l'autre, dans un décor de 200 m2 que le réalisateur de l'émission, Jérôme Revon, compare à un "ring de boxe".

mardi 1 mai 2007

Petit Rappel


MAI 68

Les événements de mai 1968 s'inscrivent dans une vague de contestation commune à tous les pays développés et mettant en cause les fondements mêmes de la société industrielle.La France connaît dans les années 1960 une expansion économique formidable. Cependant, la structure des rapports sociaux reste relativement figée. C'est de ce décalage que naît la contestation qui prend la forme d'une critique du monde capitaliste, de la société de consommation ainsi que des valeurs bourgeoises et de l'ordre moral.
Le mouvement débute dans le milieu étudiant à la fin de l'année 1967 à l'université de Nanterre: les étudiants réclament alors de meilleures conditions de vie. C'est en mars 1968 qu'il s'intensifie avec l'arrestation d'étudiants manifestant contre la guerre au Vietnam. En soutien, un groupe d'étudiants se mobilise et forme le Mouvement du 22 mars. Des débats politiques sont organisés et ont pour conséquence un affrontement avec les dirigeants de l'université, la fermeture des locaux de Nanterre et le déplacement du conflit au centre de la capitale. S'ensuivent de violents affrontements avec la police dans les rues de Paris. L'agitation étudiante agit comme détonateur d'une crise sociale. Les étudiants sont rejoints par les travailleurs. Une grève générale débute et paralyse le pays. Les accords passés entre le gouvernement, les syndicats et le patronat sont repoussés par les ouvriers qui continuent la grève.
Mais l'opinion, d'abord plutôt favorable au mouvement s'inquiète d'une crise qui n'en finit pas. Charles De Gaulle dissout l'assemblée: les élections législatives qui s'ensuivent sont un triomphe pour les gaullistes.