samedi 31 mars 2007

Jeu de Chaises...


La politique n'est décidément pas une science exacte...

Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, a annoncé son ralliement à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, illustrant la difficulté de François Bayrou à convaincre, à droite comme à gauche, du bien fondé de son projet d'"union nationale".
A trois semaines seulement du premier tour, le ministre de l'éducation nationale se prononce dans un entretien au Journal du Dimanche, en faveur du candidat UMP, après avoir, dit-il, "soigneusement pesé le pour et le contre".
Il y fait état de "divergences de fond" avec François Bayrou, qu'il accuse de maintenir "le flou" et "l'ambiguïté" sur les futures alliances.
Les désaccords entre les deux hommes sur la stratégie de l'UDF remontent à 2002. M. de Robien a toujours plaidé pour une alliance avec l'UMP tandis que François Bayrou a opté pour l"indépendance.
Le fossé s'était encore creusé un peu plus lorsque François Bayrou et une dizaine de députés du groupe UDF avaient voté la censure du gouvernement Villepin en mai 2006 en rapport avec l'affaire Clearstream.
Pourtant, ces temps derniers, le ministre avait semblé se rapprocher du candidat. Il s'était ainsi publiquement félicité de la montée dans les sondages de François Bayrou et avait opéré une distinction entre "le François Bayrou d'hier qui passait son temps à critiquer" et celui "d'aujourd'hui qui fait des propositions présidentielles".

Ou va-t-on ???












C'est tout un peuple qui perd chaque jour 80 à 150 des siens, dans des conditions de violence et de lâcheté qui dépasse l'entendement. Est ce là l'ordre nouveau qui devait s'installer au Moyen Orient?
Au nom de "la sécurité internationale", mais surtout du profit tous azimut, on sacrifie un pays en y attisant les haines et oppositions ancestrales, via la corruption, le crime organisé et le mensonge.
Ces mensonges ont causé la mort de plus de 4000 soldats (et combien de blessés, de handicapés) qui ont cru leurs dirigeants; bientôt deux fois l'horreur du WTC
Ou va-t-on?

vendredi 30 mars 2007

Incompétence au Sommet


À Washington, la Commission sénatoriale des forces armées, a été le théâtre d’un bien étrange débat, le 27 février 2007.
Le vice-amiral John M. McConnell, a répondu aux questions du sénateur John Warner à propos des prochaines élections présidentielles en Russie. Les deux hommes l’ont située en 2007, au lieu de mars 2008.
John M. McConnell est le nouveau Directeur national du renseignement, supervisant toutes les agences (CIA, NSA, etc.). John Warner est le spécialiste des questions de défense pour le Parti républicain. Ils sont parmi les responsables les plus qualifiés dans leur domaine. Tous deux ne cessent de dénoncer « la dérive antidémocratique » du président Poutine, mais n’ont aucune idée du processus électoral en cours. Au demeurant, ils ne sont pas les seuls ignorants : aucun parlementaire présent n’a relevé leur erreur.
Rassurant, non???

jeudi 29 mars 2007

Manipulations


Gare du Nord : « émeute » ou emballement médiatique ?


La presse française relate abondamment une « émeute » qui serait survenue Gare du Nord, le 27 mars. Commentant les faits, les responsables politiques se félicitent de la fermeté de la police ou s’indignent au contraire des violences policières. Selon les cas, on évoque la misère des banlieues ou la sauvagerie des immigrés. Toutefois sur place, il n’y a jamais eu d’émeute, mais un affrontement soigneusement organisé devant les caméras entre « autonomes » et forces de l’ordre. Les coups tordus de la campagne électorale commencent.En période électorale, la France aime à se faire peur. La presse nationale fait ses gros titres des « émeutes » qui seraient survenues Gare du Nord, mardi 27 mars 2007 à Paris.


La plupart des leaders politiques ont commenté les faits sans les vérifier, contribuant à leur donner une importance disproportionnée. Des experts imaginatifs sont intervenus dans les médias pour en débattre, toujours sans vérifier les faits, les interprétant en relation avec les banlieues pauvres ou les populations immigrées.

lundi 26 mars 2007

Et de Deux




« Aujourd'hui j'ai décidé de soutenir François Bayrou, l'homme et son projet », déclare François Goulard, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et fervent villepiniste. « Je reste de droite, j'ai des convictions que j'assume, mais je peux travailler avec des gens de gauche », ajoute-t-il, soulignant par exemple le rôle précurseur de Michel Rocard sur les retraites.

C’est le deuxième ministre, après Azouz Begag, à se ranger derrière le candidat UDF. Le ministre de l’Egalité des chances, tenté par Bayrou, a officialisé son soutien la semaine dernière, en déclarant faire lui aussi sa "rupture tranquille".


Mais cette prise de position de ce membre de Démocratie Libérale ressemble surtout à un assaut contre le candidat Sarkozy. Il accuse ainsi le candidat UMP de « chasser sur les terres de Le Pen ». « Il a du talent. Mais, est-ce qu'un président de la République peut être viscéralement rejeté par une partie de la population • Je ne le pense vraiment pas », ajoute François Goulard. Et de renchérir lundi matin, en jugeant le programme de Nicolas Sarkozy « pas sérieux ».


Quant à son avenir personnel, il déclaré, lundi matin sur RTL, qu’il avait l’intention de quitter l’UMP. « Je mesure le poids de ma décision. Je ne serai sans doute pas le seul. Nous vivons un moment de refondation de la scène politique française », affirme-t-il également dans Ouest France.

dimanche 25 mars 2007

A ne pas manquer


Alegría


Un hymne à la joie…Un rêve de lumière… où l'imprévu surprend à chaque tournant.


Alegría comporte tous les ingrédients qui ont fait la réputation mondiale du Cirque du Soleil :Des acrobaties à couper le souffle, un décor spectaculaire, une musique envoûtante et des costumes extravagants.

Alegría ressemble à un rêve sur la vie et la jeunesse et évoque des images du temps jadis, quand la vie de tous les jours rimait avec fantaisie et magie.

Plus de huit millions de spectateurs de par le monde ont vu Alegría. Pour plusieurs d'entre eux, c'est le spectacle du Cirque du Soleil qu'ils ont préféré.

Pour avoir vu le premier spectacle produit à Paris, je ne peux que vous inciter à découvrir cette nouvelle vision du spectacle, se nourrissant de rêves, de couleurs, d'enchantements. De plus, la performance "esthético-physique" est remarquable.
Saint Denis, à partir du 10 Mai 2007

samedi 24 mars 2007

LE GRAND JOUR

C'était Hier... Le jour tant redouté des 50 Ans.
Comment, ou, avec qui, Holaaaa !!!

Et, surprise, Famille, Amis de Toujours, Cousins qui viennent de loin, Ambiance Tapas, Cadeaux, bonne humeur, émotion, souvenirs.
Tout s'est emmêlé dans la joie, pour le bonheur de l'intéressée, et de tous ceux qui avaient fait le déplacement.

Happy Birthday

jeudi 22 mars 2007

Ralliement de Poids


Les "Gracques" socialistes appellent à une alliance avec François Bayrou


Dans l’hebdomadaire «Le Point», ces hauts fonctionnaires réclament une «coalition de progrès».

Ils se sont surnommés «les Gracques», du nom de ces patriciens romains, morts assassinés pour avoir voulu réformer la Rome antique. Après les Spartacus et autres Hannibal, les références latines font décidément florès au PS. Cette fois, ce collectif de hauts fonctionnaires, «sympathisants ou militants socialistes», qui ont travaillé dans les cabinets Rocard, Bérégovoy ou Jospin, appelle à une alliance avec François Bayrou.


«Pendant des années, le Parti socialiste français a justifié son conservatisme de gauche par les contingences électorales», écrivent-ils. Pour l'emporter, «il fallait qu'il refuse le marché même régulé, la mondialisation même domestiquée, la modernisation de l'Etat même négociée». «Merci à François Bayrou d'être brillamment en train de démontrer le contraire !».
«Rompons avec nos préjugés !»


«Beaucoup de hiérarques n'ont de cesse d'empêcher (Ségolène Royal) d'être elle-même», alors qu’elle «semblait en mesure de déplacer les lignes», regrettent-ils. Dès lors, « les sociaux-démocrates n'ont donc maintenant qu'une seule issue: appeler à l'alliance avec François Bayrou». «Rompons avec nos préjugés !», exhortent ces hauts fonctionnaires.


Selon Le Monde, ils compteraient dans leur rang des personnalités comme Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin à Matignon, Bernard Spitz, maître des requêtes au Conseil d'Etat, ou encore Matthieu Pigasse, ancien directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Soit l’aile la plus social-démocrate du parti socialiste.
Solférino n’a pas encore réagi à ce nouvel appel, qui fait suite à celui de «Spartacus», 30 hauts fonctionnaires également socialistes qui avaient revendiqué fin février dans les colonnes de Libération leur «soutien à François Bayrou».

La Vérité du Faux Débat



L’immigration en France est massive.


Non. « D’après l'Insee le solde migratoire (nombre d’entrées - nombre de sorties du territoire) est de 100 000 habitants par an. Même si la marge d’erreur était de 100 % - ce qui serait énorme ! - on arriverait à 200 000, soit un solde de 3 ‰ de la population. En Espagne, il est de 15 ‰ et en Italie de 10 ‰ » analyse François Héran, directeur de l’Ined (Institut national d’études démographiques.)

Mieux encore, l’immigration ne représente que 25 % de la croissance de la population, les 75 % restant proviennent de la natalité qui est très vigoureuse en France. Et enviée par nos voisins européens ! « En Allemagne, 100 % de la croissance de la population résulte de l’immigration » poursuit le démographe. Et les Britanniques ? 80 %.

« Il existe un grand décalage entre la réalité de l’immigration et sa perception car les populations immigrées se concentrent dans les grandes villes. »


L’immigration génère du chômage.


Les faits sont là. Le taux de chômage est deux fois plus élevé chez les immigrés que chez les Français. Mais « aucune étude n’a pu démontrer que l’arrivée sur le marché du travail d’immigrés provoquait une hausse du chômage rappelle François Héran. Le marché est tellement segmenté qu’il est difficile d’en mesurer l’impact. Ce qui est sûr, c’est que certains immigrés occupent des postes délaissés par les Français. Tant dans les emplois non qualifiés comme le nettoyage que dans les emplois semi-qualifiés comme les infirmières. Le recours à la main d’oeuvre étrangère est quasi inévitable. Et ce, dans tous les secteurs. Rien qu’en l’an 2000, les entreprises ont fait appel à plusieurs milliers d’informaticiens étrangers pour gérer le bogue du changement de millénaire. » Sans compter le vieillissement de la population active. Les 6 millions d’enfants nés dans les années 1950 seront à la retraite en 2015. On chiffre d’ores et déjà le manque de cadres à plus de 300 000 entre 2005 et 2010.

mercredi 21 mars 2007

La France a besoin d’un président «dérangeant»


« La France a besoin d’une révolution pacifique. La France a besoin de remettre à leur place les puissants, les règles vont changer. La France ne veut plus de l’alternance entre les deux partis au pouvoir depuis 25 ans. Choisir l’UMP ou le PS, c’est la certitude que rien ne changera », a lancé celui qui a mis plus d’une vingtaine de minutes pour rejoindre la tribune du Zenith


Le député du Béarn s’est voulu virulent. Un discours très offensif où il a vivement attaqué les deux favoris des sondages dénonçant leur vision de la France. «Entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, entre celui qui voudrait que la France soit l’Amérique et celle qui voudrait que la France soit la Scandinavie, je dis que la France doit être la France. Après avoir connu des présidents arrangeants, elle a besoin d’un président dérangeant. Mon élection changera l’exercice de la fonction présidentielle », a-t-il assuré.


Au moment où se joue « le destin de tout un pays » dans lequel « tous les âges se mobilisent », François Bayrou a longuement défendu avec « volonté » et « obsession » son projet, « le projet de la résistance ». « Car je veux lutter contre le chômage, contre l’exclusion, faire de l’éducation un moteur », a-t-il promis.

mardi 20 mars 2007

Le Testament de l'Artiste


Vieillir, c'est dur ? Oui, très dur. Mais ce n'est rien comparé au renoncement au pouvoir. D'un côté il y a une fatalité, de l'autre une défaite. On passe de l'illusion d'être tout à la crainte de n'être plus rien. C'est pourquoi l'on est si attentif à la façon dont les hommes qui s'éjectent de l'Histoire peuvent faire contre mauvaise fortune bon coeur. Avec Jacques Chirac, c'est un homme encore jeune, dont la maladie récente n'a laissé aucune trace et dont l'enthousiasme pour son pays n'est pas feint, qui a fait des adieux émus et dignes. Cet homme a réussi sa sortie ! Lorsqu'on pense aux conditions de son entrée et aux convulsions de son parcours, on peut dire « salut, l'artiste ».Dieu sait pourtant si des films implacables et des livres accusateurs diffusés ou publiés l'année dernière ont contribué à la baisse sans retenue de sa cote de popularité. Mais la façon dont Jacques Chirac a trahi tous les siens et la désinvolture avec laquelle il a changé de doctrine ne lui ont jamais fait problème. Il entend aujourd'hui nous persuader qu'il est un Français dont les concitoyens épousent toutes les contradictions. Et il veut partager avec eux une invincible allégresse, une vitalité contagieuse et une sorte de ferveur décidément patriotique.
Cet homme dont la culture est aussi imposante que discrète et même dissimulée en était arrivé à faire oublier ses inclinations intimes. On l'attendait sur l'Europe : il ne pensait, sans le dire, qu'au Japon et à la Chine, dont il connaît parfaitement l'histoire. On l'attendait sur l'Allemagne, sans laquelle rien n'est possible : on le trouvait imprégné d'Afrique et de Proche-Orient. Sommé de choisir entre la droite et la gauche, il se voulait partisan d'un « modèle français » qu'il a inscrit en lettres d'or, dimanche soir, dans son message testamentaire. Dans ce message, il y avait aussi la stupéfiante considération pour son prédécesseur dont il voudrait que l'on se souvienne. Rien n'avait été plus pénétrant, d'ailleurs, pertinemment admiratif et majestueusement formulé que l'hommage rendu par Jacques Chirac à François Mitterrand au lendemain de sa mort. C'est là qu'il aura été le plus inattendu et peut-être le plus attachant.On ne peut être plus spontanément et profondément hostile au racisme, à l'antisémitisme et à toute xénophobie que ne l'a été toute sa vie Jacques Chirac. Mais c'est de lui aussi que l'ancien ambassadeur d'Israël en France, Elie Barnavi, a écrit qu'il était le plus proarabe des amis d'Israël. Il serait cependant injuste que l'Histoire ne retienne pas au crédit de Chirac son hostilité radicale à l'intervention américaine en Irak. C'est un fait que la connaissance qu'il avait du monde arabe l'a conduit à prévoir les conséquences d'une invasion punitive qui, cette fois, ne pouvait s'accompagner que d'une rupture avec tous les Etats arabo-musulmans. Il n'y avait pas en Irak d'armes de destruction massive et il n'y avait aucun rapport entre Saddam Hussein et Al-Qaida, auteur des attentats contre les tours du World Trade Center. Les opinions publiques de tous les pays concernés ont porté au crédit de la France la proclamation répétée de ces deux vérités. Chirac a été soutenu, sans doute timidement, par les Allemands. Mais dans les rues de Madrid, de Rome, de Lisbonne et du Maghreb, les défilés populaires ont salué son nom. Et si, comme je le pense, les historiens de l'avenir seront conduits à voir dans les aventures idéologiques et militaires du président des Etats-Unis le désastre le plus perturbateur de l'ordre mondial en ce début du xxie siècle, justice devrait être rendue à Jacques Chirac.

lundi 19 mars 2007

La partie immergée... de Bayrou


Put-on penser qu'il y a des similitudes, des ressemblances entre les campagnes présidentielles de François Mitterrand (1981) et de Jacques Chirac (1995) et celle de François Bayrou ?


On peut surtout voir des ressemblances (pour ce qui concerne Bayrou) avec 1958 et 1981… Dans les deux cas, le président de la République élu ne disposait pas, avant l'élection, d'une majorité au Parlement… C'est une fois élus et après en avoir appelé au peuple que les deux présidents en question – de Gaulle et Mitterrand – ont obtenu la majorité nécessaire pour gouverner. C'est toute la force de la candidature Bayrou : s'il était élu, il lui suffirait de demander une majorité aux électeurs, un mois plus tard, et je pronostique qu'il l'obtiendrait (en détruisant au passage l'UMP et le PS). Autrement dit, lorsque l'UMP et le PS lui font un procès en ingouvernabilité, ils se trompent de république, de peuple et même d'institutions... La logique de la Ve République donne une sorte d'assomption populaire au président élu qui, dans la dynamique, obtient une majorité.

De plus, Bayrou ne parle pas de consensus, il évoque un programme qui tiendrait à la fois de la préoccupation solidaire (de gauche) et de la libéralisation de l'économie (de droite) et demande à tous ceux qui se reconnaissent dans ces axiomes de le rejoindre. S'ils sont de gauche, tant mieux, mais s'ils sont de droite, ils sont aussi les bienvenus. Sa posture est au fond très gaullienne : ralliez-vous, au-dessus les partis, à mon panache blanc. C'est un autre paradoxe de cette élection : l'héritier du gaullisme est fortement lié à un parti (l'UMP) alors que l'héritier (autoproclamé) du mendésisme et du delorisme se situe au-dessus des partis, dans une posture très gaullienne.

mardi 13 mars 2007

Santé !


Faut-il désespérer d'avoir toujours à recommencer?
A-t-on la force de retourner devant les mandarins deux, trois, quatre fois, sans message d'espoir concret, sans certitude de ne pas avoir encore à souffrir plus, sans savoir si l'on ne fait que repousser vaguement un échéance fatale, ou si ces gestes supplémentaires seront salvateurs? Toutes ces incertitudes, ces souffrances accumulées, ces espoirs malmenés, ces efforts renouvelés pour surmonter la peur et la douleur deviennent envahissants, au point de ne plus avoir d'autres repères...
Être formidablement entouré, protégé, aimé devient presque douloureux en pensant à l'égale déception, l'égale souffrance que pourrait représenter un disparition après tant de sollicitude.

La force existe dans le désir de prolonger une vie de famille formidable, une existence professionnelle qui est la plus riche jamais entreprise, avec un environnement humain d'une qualité jamais rencontrée jusqu'alors.

Il faut simplement que ces repères soient plus forts que la désespérance...

lundi 5 mars 2007

Modèle de Société...



ÉTATS-UNIS • De plus en plus d'Américains sombrent dans la misère


Entre 2000 et 2005, le nombre de personnes vivant largement en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de 26 %.


Le pourcentage d'Américains vivant en dessous du seuil de pauvreté a atteint son maximum en trente-deux ans. Des millions d'Américains actifs sont de plus en plus acculés à la misère, tandis que le gouffre entre les "nantis" et les "démunis" ne cesse de se creuser. Le groupe de presse McClatchy Newspapers a analysé les derniers chiffres disponibles, ceux du recensement de 2005, et est arrivé à la conclusion que près de 16 millions d'Américains vivent aujourd'hui largement en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre d'Américains gravement défavorisés a augmenté de 26 % entre 2000 et 2005, et cette hausse ne se limite pas aux comtés très urbanisés, elle touche également les banlieues et les zones rurales. Quarante-six pour cent des 37 millions de pauvres que comptent les Etats-Unis se sont ainsi retrouvés poussés en dessous du seuil de pauvreté, soit le taux le plus élevé depuis 1975. Ce pourcentage a progressé lentement mais de façon constante au fil des trente dernières années. Toutefois, depuis 2000, le nombre de gens vivant dans la misère a crû "plus qu'aucun autre segment de la population", selon une étude récente publiée dans The American Journal of Preventive Medicine. "C'est exactement à l'opposé de ce que nous avions prévu quand nous avons commencé", déclare le docteur Steven Woolf, coauteur de l'étude. "Ce n'est pas la pauvreté modérée qui a progressé au sein de la population, mais la misère qui affiche l'évolution la plus catastrophique." Un tiers des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ont moins de 17 ans, et près de deux sur trois sont des femmes. Les mères célibataires représentent une partie importante de cette population.


Près des deux tiers des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté sont des Blancs (10,3 millions), mais les Noirs (4,3 millions) et les Hispaniques (3,7 millions) constituent des tranches disproportionnées. C'est à Washington, la capitale, que l'on trouve la plus grande concentration de gens vivant en dessous du seuil de pauvreté. Ils représentent en effet 10,8 % de tous les résidents. Les Etats-Unis affichent également l'un des plus forts taux de pauvreté infantile, d'après la Luxembourg Income Study, un projet qui, depuis vingt-trois ans, compare les chiffres de la misère dans 31 pays développés. "C'est une honte", s'insurge Timothy Smeeding, ancien responsable de cette étude et actuel directeur du Centre de recherche politique de l'université de Syracuse. "Chaque année depuis que nous avons entrepris cette étude, nous avons été la lanterne rouge." Enfin, à l'exception du Mexique et de la Russie, ce sont les Etats-Unis qui consacrent le plus faible pourcentage de leur produit intérieur brut à des programmes fédéraux de lutte contre la pauvreté. Du reste, toujours selon cette étude, les programmes américains comptent parmi les moins efficaces. Une fois encore, seuls la Russie et le Mexique font pire.

De toutes ses Forces


François Bayrou commence à récolter les fruits internationaux de sa longue bataille pour crédibiliser sa candidature. Le Wall Street Journal lui consacre en effet un long éditorial intitulé "Le troisième homme". Un éditorial qui prend d'abord le temps de répondre à une question simple : Qui est cet homme ? Mais qui devrait tout de même faire rougir de plaisir le candidat de l'UDF. Il y est en effet qualifié de "modéré, intelligent et cultivé" avant de lui donner un brevet d'europhilie. "M. Bayrou est un Européen exquis qui ne rêve ni d'un 'paradis social' pour l'Europe unie, ni d'un territoire laissé entre les mains du marché, mais d'une Europe démocratique, responsable devant ses citoyens." Bref, François Bayrou représente le juste équilibre "entre la dureté façon Sarkozy et les promesses inconsidérées de Ségolène Royal. Aussi étrange que cela puisse paraître, M. Bayrou est en train de séduire les Français de la même façon que Jean-Marie le Pen les avait séduits en 2002." Mais à la différence du candidat du Front national, "François Bayrou propose de bonnes solutions" pour la France.

Pure BD



"Ses bacchantes ont fait le tour du monde". Le ton est à l'avenant : "Si c'était un fromage, José Bové serait le roquefort. Celui qu'il a défendu quand les Américains l'ont surtaxé. Si c'était un objet, ce serait des menottes. Celles qu'il a exhibées quand il s'est fait incarcérer pour la première fois, en 2002, pour avoir spectaculairement 'démonté' un McDo' à Millau. Si c'était un trait de reconnaissance, ce serait la moustache. Celle qui l'a fait connaître par-delà l'Atlantique comme l'Astérix du Larzac. A moins que ce ne soit la pipe ou le portable, toujours collé à l'oreille. Si c'était une posture, ce serait l'insoumission." Mais on ne peut s'empêcher non plus de donner le coup de pied de l'âne, en remarquant "son goût très prononcé pour les médias ou la mise en scène".

samedi 3 mars 2007

Bonjour veaux, vaches, cochons


Transformé en tribune politique, le Salon de l'agriculture, qui ouvre samedi, est l'occasion pour les politiques de séduire 3 millions d'électeurs potentiels.


Christian Patria, le président de la manifestation, est fébrile. Présidentielle oblige, les politiques vont se bousculer dès samedi, jour d'ouverture du Salon. « Pas plus d'une star par demie journée. C'est la règle, sinon c'est ingérable », rappelle celui qui a plus de dix ans de Salon à son actif. L'année dernière, Ségolène Royale s'en était fermement prise à Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA. On ne compte plus les débordements liés à la visite de telle ou telle personnalité.


Le poids politique des agriculteurs reste relatif puisque cette population ne représente plus que 1,1 million d'actifs auquel il faut rajouter 1,9 million de retraités. Ce sont donc quand même 3 millions d'électeurs potentiels qui se rendront aux urnes.
Les politiques de tous bords ont beau draguer cet électorat, le vote agricole reste immuable dans ses grandes lignes. « C'est indéniablement un vote conservateur », confirme François Purseigle. Les intentions se portent massivement sur Nicolas Sarkozy. Mais la dégringolade des revenus et le déclassement social des agriculteurs ont contribué à nourrir un élan contestataire.

Le modèle Danois ??



Copenhague: deuxième nuit d'émeutes et 188 nouvelles arrestations
Une voiture incendiée dans le centre Copenhague, le 2 mars 2007 - AFP/Scanpix
Cent quatre-vingt huit manifestants, dont des étrangers, ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi par la police à Copenhague qui a connu une deuxième nuit d'émeutes à la suite de l'évacuation forcée d'une maison de jeunes jeudi.
"Nous avons interpellé 188 personnes et environ 400 au total depuis jeudi à la suite des manifestations contre l'expulsion des jeunes occupants d'Ungdomshuset", dans le quartier de Noerrebro, a indiqué samedi à l'AFP un officier de permanence de la police de Copenhague.
Les forces de l'ordre, qui appréhendaient ces troubles, étaient intervenues vers une heure du matin (00H00 GMT) pour disperser avec des gaz lacrymogènes environ un millier de jeunes à Noerrebro, qui commençaient à jeter des pavés et des cocktail-molotov sur les policiers.
Une des personnes interpellées à Noerrebro a été blessée et transportée à l'hôpital, selon les services de secours.
Aguerris à la technique de la guérilla urbaine, le noyau dur des manifestants du groupe des Autonomes d'extrême gauche, vêtus de noir, et le visage couvert, s'était dispersé dans les rues, érigeant des barricades en y mettant le feu, et incendiant plusieurs voitures.
Les troubles qui se sont poursuivis jusqu'à l'aube se sont étendus au quartier de Christianshavn, près de l'enclave de Christiania, repaire de marginaux de la capitale danoise.
Le même scénario s'est répété avec des feux dans les poubelles jetées sur la chaussée, des vitrines de magasins brisés et une école vandalisée par des individus qui ont réussi à disparaître dans Christiania.
Les autorités craignent une nouvelle journée et nuit de violences. Deux manifestations sont prévues en début d'après-midi, qui risquent de dégénerer, augmentant l'inquiétude des habitants de Copenhague.
Mis à la disposition des jeunes depuis 25 ans par la mairie de Copenhague l'Ungdomshuset était devenu un temple de la culture "underground" au Danemark. Ses nouveaux propriétaires, une communauté religieuse, avaient obtenu en août 2006 une ordonnance d'expulsion de ses occupants.