dimanche 25 février 2007

CESARS


"Lady Chatterley", qui dure près de trois heures et a attiré 200.000 spectateurs, était l'un des grands favoris avec neuf nominations, face à des géants du box-office tels qu'"Indigènes" de Rachid Bouchareb (3,2 millions d'entrées) ou "Ne le dis à personne" de Guillaume Canet (2,8 millions).
Deuxième gagnant de la soirée, le thriller "Ne le dis à personne" du jeune Guillaume Canet, a remporté quatre César: meilleur réalisateur, meilleur acteur à François Cluzet, meilleure musique à Mathieu Chedid, qui a raconté avoir "improvisé à la guitare pendant un après-midi" pour la bande originale et meilleur montage (Hervé de Luze).

Il était nommé neuf fois, tout comme "Indigènes" de Rachid Bouchareb, qui a dû se contenter du prix du meilleur scénario original, après avoir obtenu un prix d'interprétation collectif au dernier festival de Cannes. L'équipe s'envolera dimanche matin pour Los Angeles, où le film concourt aux Oscars à Hollywood, dans la catégorie du meilleur film étranger.
Le drame "Je vais bien ne t'en fais pas" de Philippe Lioret a récolté le prix du meilleur acteur dans un second rôle, attribué à Kad Merad, et celui du meilleur espoir féminin, revenu à Mélanie Laurent.
L'actrice Marlène Jobert et le comédien britannique Jude Law ont chacun reçu un César d'honneur, lors d'une cérémonie dédiée à la mémoire de Philippe Noiret, décédé en novembre.
A la tribune, Pascale Ferran s'est faite le porte-parole des intermittents du spectacle, qui l'an dernier avaient perturbé la cérémonie pour dénoncer la réforme de leur système d'assurance-chômage.
Le tout premier César du meilleur film documentaire, créé cette année, a été attribué à "Dans la peau de Jacques Chirac" de Karl Zéro et Michel Royer.

Les fous du Roi


L'ONU est scandalisée par les méthodes de recrutement de mercenaires de pays pauvres par des entreprises de sécurité occidentales qui n'hésitent pas à les envoyer dans des zones dangereuses comme l'Irak, où des centaines d'entre eux ont péri depuis l'intervention de 2003.
Les gardes privés alignés par ces sociétés représentent la deuxième force armée en Irak, après le contingent américain, mais devant l'armée britannique, souligne le président du groupe de travail des Nations unies sur l'utilisation des mercenaires, José Luis Gomez del Prado.
"Au moins 160 compagnies opèrent en Irak. Elles emploient probablement 35.000 à 40.000 personnes", estime M. Gomez del Prado, au terme de la deuxième session du groupe de travail qui s'est déroulée la semaine dernière à Genève.
Selon lui, plus de 400 de ces employés ont perdu la vie en Irak depuis 2003 "et beaucoup plus ont été blessés", ce qui fait un bilan plus lourd que celui de l'armée britannique (132 morts).
Dans un rapport que le groupe de travail doit remettre en mars au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, M. Gomez del Prado et quatre autres experts indépendants entendent faire part de leur "préoccupation" à l'égard des conditions de recrutement de ces salariés par des sociétés américaines comme Triple Canopy ou Blackwater.
Beaucoup sont d'anciens policiers ou militaires recrutés aux Philippines, au Pérou ou en Equateur, selon le groupe de travail qui a récemment effectué des missions dans ces deux derniers pays.
Si un employé américain ou européen gagne le plus souvent autour de 10.000 dollars par mois, la paie d'un salarié péruvien ne dépasse généralement pas 1.000 dollars. Les droits de ces salariés, notamment le droit du travail, sont en outre fréquemment violés.
"Le contrat qu'ils signent cache parfois des choses pas claires. L'original est en anglais, que la plupart ne parlent pas", relève l'expert onusien. Le droit applicable est en outre celui du pays où la multinationale a son siège et on voit mal en cas de litige "un pauvre Péruvien aller porter plainte devant un tribunal américain".
Le phénomène des sociétés de sécurité privées s'accentue: on compte environ un employé privé pour quatre soldats américains en Irak contre seulement un pour 50 durant la première guerre du Golfe, relève M. Gomez del Prado, qui s'alarme du vide juridique en la matière.
Le statut de ces sociétés n'est en effet pas couvert par la définition stricte des mercenaires contenue dans la Convention internationale de 1989 sur l'utilisation, le recrutement, le financement et la formation des mercenaires, qui compte 28 Etats parties.
"C'est un peu comme la différence entre les corsaires et les pirates autrefois", souligne l'expert.
Outre les terrains de conflit, M. Gomez del Prado s'alarme de la présence des mêmes sociétés autour de sites d'extraction minière, où "elles violent les droits écologiques et sociaux de communautés qui veulent défendre leur terre ou leur environnement contre la pollution".

samedi 24 février 2007

Association de Malfaiteurs


L'armée américaine, composée de 1,4 million d'hommes, est proche d'atteindre les limites de ses capacités avec les missions lourdes en effectif et de longue durée en Irak et en Afghanistan. Afin de remplir ses quotas, elle en est réduite à abaisser ses critères de recrutement en acceptant un nombre croissant d'anciens condamnés pour délits et crimes.

L'an dernier, les forces armées ont laissé entrer dans leurs rangs 8 129 soldats non conformes aux critères. Ce chiffre représente plus de 10 % des nouveaux effectifs et est en hausse de 65 % par rapport à 2003, année de l'invasion de l'Irak.

Nombre de ces soldats de deuxième choix sont moins aptes pour des raisons physiques comme l'obésité. Mais la plupart ont commis des délits (vol, cambriolage, agressions aggravées, homicide involontaire).

Plus de 900 d'entre eux sont d'anciens criminels (contre seulement la moitié en 2003). «La guerre d'Irak a plongé l'armée dans un cercle vicieux de déclin des critères de recrutement», note un éditorial du New York Times.
Un laxisme qui n'est pas sans conséquences. La justice américaine a fait comparaître une vingtaine de soldats dans trois affaires de massacres de civils commis en Irak, en 2005 à Haditha, puis en 2006 à Hamdaniya et à Mahmoudiya. Dans cette dernière affaire, jugée devant un tribunal militaire du Kentucky, cinq soldats sont accusés d'avoir violé et tué une fillette de 14 ans, le 12 mars dernier. L'un a été condamné, jeudi, à cent ans de prison. Le principal accusé, le soldat Steven Green, avait été engagé en 2005 en dépit de plusieurs délits inscrits à son casier judiciaire.

Qui peut encore légitimer quoi que ce soit venant d'un tel régime, qui construit sur le mensonge, le profit, le dédain pour d'autres nations, l'égoïsme à court terme des refus du protocole de Kioto, et maintenant sur une armée de mercenaires sans foi ni loi ???

Les Elephants


Ils sont venus, ils sont tous là. Y compris Lionel Jospin. Pour booster sa campagne, Ségolène Royal réalise l'union sacrée avec un nouveau staff de campagne où tous les éléphants ont répondu présents.

On ne l'attendait pas, mais on a mis son couvert et ils seront finalement 13 au banquet de la campagne.
Lionel Jospin rejoint l'équipe du pacte présidentiel de Ségolène Royal. Hier encore, on démentait au PS tout enrôlement de l'ancien Premier ministre. Visiblement, on a négocié longuement avant d'annoncer dans la soirée le groupe de 13 atouts que la candidate tient dans son jeu. Avec Lionel Jospin, deux autres poids lourds fort peu "ségolistes" se sont laissés convaincre: Bertrand Delanoë et Martine Aubry.
Autant dire que la candidate PS a réalisé une synthèse absolue. Outre ces convives de dernière minute, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, les rivaux de la primaire, sont bien là. Bernard Kouchner, qui entretenait son image d'électron libre, a rejoint le mouvement. Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, les présidents des groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, en sont aussi. Une figure locale, Gérard Collomb (maire de Lyon) et une ancienne ministre de la cause des femmes, Yvette Roudy, ont dit oui, ainsi que Pierre Mauroy et Henri Emmanuelli. François Hollande, le chef de famille, vient compléter le tableau.
Ce groupe des 13 sera chargé d'"animer des réunions à travers le pays" et pourra se réunir à sa guise, a précisé Ségolène Royal. Le PS se sent pousser des ailes et veut prouver qu'il n'y a pas qu'à l'UMP que l'union peut faire la force. Il va falloir désormais parler d'une seule voix. Sur des thèmes comme l'Europe ou la fiscalité, ce n'est pas gagné.
Enfin, Ségolène Royal, qui assistait la dernière représentation du Jamel Comedy Club, a été acclamée par le public et invitée par Jamel Debbouze à monter sur scène. Le comédien a profité de cette occasion pour faire allusion à la présidentielle qui opposerait "Marie Poppins" à "Joe Dalton".
On a pas fini de s'amuser...

samedi 17 février 2007

S'envoyer en l'air...


Une parapentiste allemande a survécu à une ascension brutale à plus de 9.000 mètres d'altitude après avoir été prise dans une tempête en Australie.
Un parapentiste chinois qui l'accompagnait a quant à lui trouvé la mort après avoir été projeté au sol durant ce vol dans le nord de la Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est).
La parapentiste allemande, Ewa Wisnierska, 35 ans, avait le corps recouvert de glace après son atterrissage. Son catapultage équivaut à une ascension de l'Everest en moins de 15 minutes.
Chris Fogg, de la Fédération australienne de parapente, a indiqué que les deux sportifs n'avaient pas tenu compte des bulletins météos annonçant tempête et orage.
"La tempête s'est développée rapidement autour d'eux et ils se sont retrouvés pris", a-t-il déclaré à l'AFP.
L'état de l'équipement de la parapentiste a témoigné qu'elle avait été propulsée à environ 9.000 mètres, l'altitude de croisière d'un Boeing 747 et une zone sans oxygène, a indiqué Chris Fogg.
"Je pouvais entendre des éclairs devant et derrière moi... Il faisait sombre, tout était gelé et je savais que je ne pouvais rien faire, juste espérer", a raconté la parapentiste.
La sportive a précisé qu'elle avait perdu connaissance pendant une quarantaine de minutes avant de pouvoir suffisamment reprendre ses esprits pour effectuer un atterrissage.
Elle ne souffre que de gelures.
"Je ne sais pas qui remercier. J'ai simplement dit merci aux anges", a-t-elle déclaré.

jeudi 15 février 2007

Les Potes de Bush...


Le scandale Enron porté à l'écran avec Leonardo DiCaprio
2007-02-14 10:23:50LOS ANGELES




L'acteur américain Leonardo DiCaprio va produire un film sur la faillite retentissante en 2001 du géant du courtage en énergie Enron, dont le scénario de l'histoire a été acheté par le grand studio Warner Bros., rapporte mardi le quotidien Variety.
Leonardo DiCaprio, 32 ans, sélectionné cette année aux Oscars pour la troisième fois de sa carrière grâce à "Blood Diamond", devrait également jouer dans ce film, adapté du livre "Conspiracy of Fools" d'un journaliste du New York Times, selon la même source.
Warner Bros. a acquis les droits d'adaptation du livre pour une somme à "sept chiffres" (au moins un million de dollars), selon Variety, qui obtient fréquemment des informations en exclusivité des grands studios.
Dans ce film, Leonardo DiCaprio incarnerait un jeune cadre d'Enron qui découvre peu à peu l'ampleur de la fraude, jusqu'à l'éclatement du scandale et la faillite de l'entreprise à la suite de malversations comptables orchestrées par ses dirigeants.
L'affaire a déjà été traitée au cinéma via un documentaire, "Enron, the smartest guys in the room", sélectionné aux Oscars en 2006.
Via sa société Appian Way, Leonardo DiCaprio, connu pour son engagement en faveur de l'environnement, produit actuellement le documentaire "La 11e heure", qui évalue l'état de la planète et étudie les moyens de remédier au réchauffement climatique.

lundi 12 février 2007

Première Semaine de Février 2007


Une semaine d'évasion, c'est toujours trop peu, et en même temps, quel bonheur de respirer ailleurs en tête à tête...