
Moins représentées que la partie visible de l'iceberg, les "confidences" de la CIA forcent la réflexion.
Ça n’est plus un secret pour personne : le gouvernement américain a tenté en vain pendant la Guerre Froide de renverser le leader communiste Fidel Castro, à l’image du débarquement raté de la Baie des cochons à Cuba en avril 1961.
Ce que l’on connaît moins, en revanche, ce sont les détails des plans d’assassinat du Président cubain imaginés par les services de renseignement américains au début des années 70. Un accord avait été conclu entre la CIA et Sam Giancana, le successeur d’Al Capone à la tête de la mafia de Chicago, pour charger le tueur idéal d’éliminer Castro.
Responsable au sein du gouvernement révolutionnaire, Juan Orta devait glisser six pilules empoisonnées dans le repas du général. L’histoire nous enseigne bien sûr que cette tentative n’a pu aboutir. Après plusieurs semaines, Orta prit peur et préféra abandonner la mission.
Projets d’assassinat de chefs d’Etat comme Castro, écoutes téléphoniques et filatures de célèbres journalistes, surveillance d’étudiants, saisie de courriers destinés à l’actrice, militante pacifiste, Jane Fonda, etc. Voici quelques-uns des « bijoux de famille » (c’est ainsi qu’on les appelle à la CIA) qui ont été rendus publics dans un dossier de 693 pages sur les activités illégales de l’agence entre les années 50 et 70. A l’origine, il s’agissait d’un dossier commandé en 1973 par le directeur de la CIA de l’époque, James Schlesinger, suite au scandale du Watergate. Seuls quelques dizaines de pages de ce document avaient été jusqu’à maintenant publiées dans le New York Times en 1974. « C'est la première fois que la CIA déclassifie volontairement des documents controversés depuis que George Tenet (ancien directeur de la CIA) a renoncé en 1998 aux promesses des années 90 d'une plus grande transparence de l'agence de renseignement », a commenté le directeur des Archives de la Sécurité nationale, Thomas Blanton.
L’agence mandatée par le gouvernement américain a ainsi cédé à la pression d’un groupe de chercheurs, qui, depuis 1992, réclamaient la publication intégrale de ce volumineux rapport au nom du droit d’accès à l’information.
Alors que la CIA est officiellement chargée de mener ses opérations à l’étranger et non pas sur le sol américain, on apprend que des agents ont infiltré un mouvement pacifiste à l’époque de la guerre Vietnam et ont expérimenté certaines drogues comme le LSD sur des citoyens américains non volontaires. Au contre-espionnage des courriers en direction et en provenance de l’URSS et de la Chine de 1953 à 1973 s’ajoute également l’enfermement pendant deux ans du dissident soviétique Yuriy Ivanovich Nosenko au milieu des années 1960.
Ce que l’on connaît moins, en revanche, ce sont les détails des plans d’assassinat du Président cubain imaginés par les services de renseignement américains au début des années 70. Un accord avait été conclu entre la CIA et Sam Giancana, le successeur d’Al Capone à la tête de la mafia de Chicago, pour charger le tueur idéal d’éliminer Castro.
Responsable au sein du gouvernement révolutionnaire, Juan Orta devait glisser six pilules empoisonnées dans le repas du général. L’histoire nous enseigne bien sûr que cette tentative n’a pu aboutir. Après plusieurs semaines, Orta prit peur et préféra abandonner la mission.
Projets d’assassinat de chefs d’Etat comme Castro, écoutes téléphoniques et filatures de célèbres journalistes, surveillance d’étudiants, saisie de courriers destinés à l’actrice, militante pacifiste, Jane Fonda, etc. Voici quelques-uns des « bijoux de famille » (c’est ainsi qu’on les appelle à la CIA) qui ont été rendus publics dans un dossier de 693 pages sur les activités illégales de l’agence entre les années 50 et 70. A l’origine, il s’agissait d’un dossier commandé en 1973 par le directeur de la CIA de l’époque, James Schlesinger, suite au scandale du Watergate. Seuls quelques dizaines de pages de ce document avaient été jusqu’à maintenant publiées dans le New York Times en 1974. « C'est la première fois que la CIA déclassifie volontairement des documents controversés depuis que George Tenet (ancien directeur de la CIA) a renoncé en 1998 aux promesses des années 90 d'une plus grande transparence de l'agence de renseignement », a commenté le directeur des Archives de la Sécurité nationale, Thomas Blanton.
L’agence mandatée par le gouvernement américain a ainsi cédé à la pression d’un groupe de chercheurs, qui, depuis 1992, réclamaient la publication intégrale de ce volumineux rapport au nom du droit d’accès à l’information.
Alors que la CIA est officiellement chargée de mener ses opérations à l’étranger et non pas sur le sol américain, on apprend que des agents ont infiltré un mouvement pacifiste à l’époque de la guerre Vietnam et ont expérimenté certaines drogues comme le LSD sur des citoyens américains non volontaires. Au contre-espionnage des courriers en direction et en provenance de l’URSS et de la Chine de 1953 à 1973 s’ajoute également l’enfermement pendant deux ans du dissident soviétique Yuriy Ivanovich Nosenko au milieu des années 1960.
En outre, le rapport met en lumière le rôle des services de renseignement dans l’assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, le père de l’indépendance de l’actuelle République Démocratique du Congo. Toutefois, plusieurs pages du dossier ont été censurées. Dix huit ans après la fin de la guerre froide, la transparence, à la CIA, est encore loin d’être assurée, comme le démontre le récent scandale des prisons secrètes en Europe.
* disponible sur : http://www.foia.cia.gov/ (en anglais)
* disponible sur : http://www.foia.cia.gov/ (en anglais)






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