
Toutes les formes de vie sur terre seront affectées, 20 à 30 % des espèces végétales et animales risquant de disparaître, selon le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, publié vendredi.
Les experts du climat ont publié vendredi à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, à l'issue d'une nuit de discussions où plusieurs pays, notamment les Etats-Unis et la Chine, ont contesté leurs conclusions (???). Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, aucune région n'échappera aux effets négatifs d'un réchauffement climatique, a prévenu le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
D'ici 2080, estiment les experts dans un rapport de 1400 pages, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à de graves pénuries d'eau et 600 millions à la faim en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols. Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations. Toutes les formes de vie sur terre seront affectées: "de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d'extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C" par rapport à 1990, indique le rapport.
L'Afrique risque d'être la région du monde la plus touchée. Le changement climatique va compromettre la sécurité alimentaire et exacerber les pénuries d'eau sur le continent. 80 à 200 millions de personnes supplémentaires devraient être confrontées aux famines d'ici 2080. Les récoltes pourraient diminuer dans certains pays africains de 50% en 2020 et même de 90% en 2100. Près de la moitié des plantes endémiques d'Afrique australe sont menacées d'extinction et jusqu'à 12% des grands mammifères du continent. Il pourrait aussi y avoir des conséquences sur le plan sanitaire (expansion du paludisme...).
En Europe, le réchauffement climatique aura un impact fort mais inégal. Les pays méditerranéens feront face à des risques accrus de sécheresse, des récoltes appauvries et des vagues de chaleur mortelles, à l'image de la canicule de 2003, tandis que les pays situés à des latitudes supérieures subiront davantage d'inondations, mais bénéficieront dans un premier temps d'un allongement des saisons propices aux cultures. L'Amérique du nord sera confrontée à des vagues de chaleur éprouvantes dans les villes, et à des tempêtes plus intenses près des côtes,
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