lundi 30 avril 2007

Le Bal des Vampires

A J -7 du scrutin du 6 mai, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont lancé dimanche de nouveaux appels aux quelque sept millions d'électeurs de François Bayrou qui détiennent la clé du second tour de la présidentielle.

L'enjeu est décisif, car l'un et l'autre ont absolument besoin de leurs voix pour franchir la barre des 50% et remporter l'Elysée.

Selon un sondage TNS Sofres pour RTL et Le Monde, rendu public dimanche, l'avantage va pour l'instant à Mme Royal dans la conquête du vote Bayrou. 31% des électeurs du candidat UDF ont l'intention de voter pour elle, contre 23% pour M. Sarkozy. 7% veulent s'abstenir. 39% n'ont pas encore arrêté leur choix.

En outre, 51% d'entre eux sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Royal, 33% penchant pour l'alliance à droite.

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux électeurs du centre, ainsi qu'aux élus de l'UDF. De son côté, Ségolène Royal a répété qu'elle pourrait prendre des ministres centristes dans son gouvernement si elle était élue, assurant même ne "rien s'interdire" concernant M. Bayrou.
Ce dernier a annoncé mercredi son intention de créer un nouveau parti, "le parti démocrate" "il pourrait voir le jour dès jeudi", selon le chef de file des sénateurs UDF, Michel Mercier.

dimanche 29 avril 2007

Début d'écologie à Paris



Vélib’ est le futur système de location de vélos en libre-service de Paris. Simple à utiliser,Vélib’ est le mode de transport idéal pour effectuer vos trajets courts dans Paris.

Cet été va voir le jour à Paris un réseau de vélos en libre service. Ce système de location permet aux usagers de prendre un vélo à un endroit, d’effectuer leurs déplacements, puis de le reposer à un autre.

Pour utiliser ce dispositif, il faudra prendre un abonnement (1€ pour un jour, 5€ pour 7 jours et 29€ pour un an). L’utilisation sera gratuite la première demi-heure et coûtera 1 euros pour la demi-heure suivante, 2€ la 3e demi-heure puis 4€ au-delà.
"Je pense qu'on pourra l'inaugurer le 15 juillet," se réjouit le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, juché dessus pour la photo, vendredi au stand de la mairie sur la foire de Paris, où le cycle est exposé jusqu'au 8 mai.
750 stations (10.648 vélos) doivent être implantées dans tout Paris et à terme, 1.451 stations (20.600 vélos) pour fin 2007.

Reste à souhaiter que cette heureuse initiative trouve un écho National, et qu'elle soit accompagnée d'une réelle politique de développement des voies cyclables, sécurisées, homogènes, et non élitistes.

http://media.actu.orange.fr/video/mp-hi/MMV33924_TFR.wmv
Votre Vidéo Foire de Paris

samedi 28 avril 2007

Vision Impossible


Sego et Sarko vus par les Américains

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au miroir de la presse américaine. L'un passe pour un politicien sans foi, ni loi; l'autre pour une incompétente. Revue de détails.

« A-t-il la carrure d'un président et elle l'expérience nécessaire pour assumer la plus haute fonction du pays ? » : dès lundi, l'agence d‘information financière Bloomberg se faisait le porte-parole des réserves de l'ensemble de la presse américaine à l'égard des « deux finalistes français ». Le New York Times s'étonne ainsi, avec une bonne dose de méchanceté, d'un duel qui oppose « un candidat de droite suggérant que la pédophilie est génétique » à une « socialiste qui n'a pas l'air de savoir que les talibans ne dirigent plus l'Afghanistan ». Business Week enfonce le clou : « les deux candidats suscitent des doutes quant à leur qualification pour le job. Sarkozy apparaît souvent comme un politicien sans foi ni loi, uniquement motivé par son ambition personnelle, et trop arrogant pour diriger le pays. Royal manque d'expérience et elle ne semble vraiment pas présidentiable, comme l'ont prouvé ses multiples gaffes en politique étrangère ». Et l'hebdomadaire économique de rappeler la sortie de la candidate socialiste « vantant le système judiciaire chinois comme efficace et rapide » lors d'une visite à Pékin.

Nous avons le choix de l'image internationale...

jeudi 26 avril 2007

Ne plus faire l'Autruche


Huit Conceptions de ce qu'est l'environnement

Chacun de nous a une perception personnelle de l'environnement, qui s'est construite sur notre manière de vivre, sur notre culture, grâce aux personnes qui nous entourent... On peut ainsi identifier un certain nombre de types de conceptions différentes.
Par-delà la manière dont l'homme se situe par rapport à l'environnement, il convient de préciser ce que, en priorité, l'environnement représente pour lui. De multiples points de vue se font jour, qui, loin de s'opposer, nous apparaissent complémentaires :

L'environnement problème est l'environnement biophysique en proie aux pollutions et nuisances diverses. Un environnement "naturel" qu'il s'agit de protéger et de restaurer dans son intégrité originelle.

L'environnement ressource constitue le patrimoine "naturel" d'où l'homme tire sa subsistance. Un patrimoine dont on connaît aujourd'hui les limites et qu'il convient de bien gérer dans une perspective de développement durable.

L'environnement nature est l'environnement originel dont l'homme s'est malencontreusement coupé et avec lequel il doit renouer pour être pleinement lui-même, car là se trouvent ses vraies racines. Cet environnement mythique est pour les uns "l'environnement cathédrale" qu'il convient d'admirer et de respecter, et pour les autres la "nature-utérus" dans laquelle il convient de se fondre pour renaître, limpide et purifié, débarrassé de tous les miasmes engendrés par le mode de vie que nous impose la société d'aujourd'hui.

L'environnement global est celui de la biosphère, que l'homme doit prendre en compte pour survivre. C'est le "monde fini" d'Albert Jacquard, qui exige une gestion planétaire, en référence à une éthique globale pour aujourd'hui et pour demain.

L'environnement quotidien correspond au milieu de vie dans lequel l'homme évolue au cours de ses activités de travail et de loisir. C'est un environnement de proximité, qui appartient en propre à chaque individu, qui se doit de le protéger, de l'aménager et de l'embellir pour améliorer sa qualité de vie.

L'environnement communautaire est celui des hommes vivant en société. C'est un environnement collectif, dans la gestion duquel chacun doit s'impliquer. Ses valeurs sont la solidarité et la démocratie.

Enfin, l'environnement affectif, qui peut être ou ne pas être de proximité, est un environnement auquel l'individu est - pour des raisons qui ne tiennent qu'à lui et qu'il n'identifie pas toujours - attaché. Un tel environnement est par nature subjectif et ce n'est pas au réel qu'il se rapporte, mais à la représentation que s'en fait l'individu.
Chaque être humain possède ainsi son propre environnement. Un environnement intime, dont les contours tiennent à son lieu de résidence, à ses origines socioculturelles, à son "vécu" particulier, mais également à ses conceptions socio-politiques, idéologiques ou religieuses. L'existence de ce type d'environnement fait que tous les individus ne sont pas tous sensibles aux mêmes problèmes d'environnement (...)

Et une 8ème conception : Ce que disant à ce sujet les enseignements spirituels:
Il existe un lien, dit Maitreya, entre notre espace intérieur et notre environnement extérieur. A partir du moment où vous devenez conscients de vous-mêmes, votre domaine intérieur, qui se situe dans votre mental, votre esprit et votre corps, passe sous votre contrôle. Cette prise de conscience vous conduit à vous préoccuper de l'environnement extérieur.

Il existe, bien entendu, également des rapports étroits entre les forces négatives engendrées par l'humanité et certaines des manifestations de la nature. On ne connaît guère la nature de ces liens aujourd'hui, mais on les découvrira progressivement et l'on finira par en reconnaître l'existence.
Nombre de catastrophes naturelles telles que les inondations, les tremblements de terre, la sécheresse, par exemple, sont des conséquences de l'activité humaine.
Un des effets de cette nouvelle énergie d'équilibre sera de permettre aux hommes de vivre en rapport plus étroit avec la nature. Une plus grande harmonie se développera entre les règnes végétal, animal et humain. L'énergie nucléaire, telle que nous la connaissons, ne sera plus nécessaire: une autre forme d'énergie lui succédera pour le chauffage, les transports et l'industrie.
Les forces destructives, qui résultent des comportements humains, se renverseront de telle manière qu'elles deviendront constructives. En raison de la plus grande harmonie qui régnera entre l'homme et la nature, les gens seront plus heureux, car bouleverser l'environnement revient à bouleverser sa propre nature.
Rien n'est irrémédiable, encore faut-il se forcer à réfléchir chaque jour à nos comportements écologiques.

mercredi 25 avril 2007

Les Grosses Têtes


En ces périodes de culte de la personnalité, il est bon de penser... à bien penser, avec toute la modestie qu'impose notre courte histoire: Si la terre avait 45 ans, l'homme aurait 05 minutes d'existence.

Nous sommes, en tant qu’Homo sapiens, d’une affligeante banalité biologique et génétique. Sur le plan génétique, notre proximité avec les grands singes est considérable ; elle atteint 98,7 % avec le chimpanzé et est encore de 80 % avec la souris et de 50 % avec la levure. Les caractéristiques génétiques de l’homme sont ainsi proches de celles d’une grande diversité d’êtres vivants. De plus, les primates catarhiniens du genre Homo et de l’espèce sapiens, - nous, en d’autres termes -, ne comptent pas même parmi les mammifères qui ont évolué le plus vite. Un travail statistique réalisé en 2004 à partir de séquences d’ADN de plusieurs espèces a inféré ce que pouvait être le génome de l’ancêtre commun des mammifères actuels à l’exception des éléphants, des fourmiliers et des musaraignes. L’évolution humaine apparaît, dans cette étude, avoir été plus lente que pour d’autres espèces. En effet, les primates et Homo sapiens ne divergent que de 8,5% par rapport à l’ancêtre commun qui a vécu il y a entre soixante quinze et cent millions d’années. Les vaches en différent de 13% et les souris de 12%. Nous sommes non seulement d’une grande banalité mais, d’un point de vue génétique, n’avons pas même été particulièrement innovants. Pourtant, nous sommes sans aucun doute les seuls à nous étonner de cette étrangeté, à connaître cette proximité et cette différence génétique, à nous interroger sur sa signification et à tenter d’analyser les mécanismes de notre spécificité et de nos capacités mentales.

Blaise Pascal (Pensées, 339,346, 347 et 348)

" L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale."

Roseau pensant "– ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas davantage en possédant des terres : par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends. "

La Troisième Force



Bayrou tire les leçons du premier tour
Le candidat centriste ne donne aucune consigne de vote mais dit oui à la proposition de débat de Ségolène Royal. S'il réserve ses critiques les plus vives à Nicolas Sarkozy, il se dit également prêt à le rencontrer.

Le candidat UDF à la présidentielle, arrivé troisième au premier tour, a écarté mercredi l'éventualité d'accepter un poste de ministre au soir du 6 mai. C'est « absolument impossible, dans la situation actuelle », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse dans un grand hôtel parisien.

Fort des 6,8 millions (18,57%) de voix qu'il a rassemblées, le président de l'UDF a expliqué les leçons qu'il tirait de cette consultation. « Je ne donnerai pas de consigne de vote. J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix », a-t-il déclaré.

Cependant, François Bayrou a annoncé qu'il acceptait le débat proposé par Ségolène Royal. « Nicolas Sarkozy n'a pas proposé le même débat, mais s'il le faisait, je l'accepterais aussi », a-t-il poursuivi. La candidate socialiste lui a aussitôt proposé de participer avec elle à un forum de la presse régionale vendredi à 11 heures, « pour donner des éclaircissements sur un certain nombre de points de son pacte présidentiel ». Seule condition posée par le chef de l'UDF, que le débat soit télévisé.

Auparavant, le leader centriste a distribué les bons et les mauvais points. Réservant ses flèches les plus acérées au candidat de l'UMP. « Nicolas Sarkozy, par sa proximté avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l'intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l'ont été. Par son tempérament et les thèmes qu'il a choisis d'attiser, il risque d'aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d'avantage au plus riche » a-t-il dénoncé.

Ségolène Royal lui a paru « mieux intentionnée en matière de démocratie », et « plus attentive à l'égard du tissu social ». Cependant, François Bayrou s'est dit en "grave contradiction" avec elle notamment sur sa conception d'un "Etat faisant tout". Il a déploré que son programme « en multipliant les interventions de l'Etat », ne conduise à l'encontre des « orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre ».

Face à ces deux "risques" que feraient courir à un pays qui "va mal" les deux finalistes, François Bayrou s'est posé en fédérateur d'une "force nouvelle". Et d'annoncer la création d'un nouveau parti « qui ira loin vers le centre gauche et ira aussi vers le centre droit ». Son nom: « le parti démocrate ». Cette formation « présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives (de juin), pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre de son expression », a-t-il ajouté.

mardi 24 avril 2007

Déménagement

Les Chirac ont trouvé leur appartement
Le couple présidentiel s'installera quai Voltaire à Paris quand il quittera l'Elysée dans le courant du mois de mai. Un appartement de 180 mètres carrés sur deux étages en face du Louvre les a séduits. Les cartons arrivent déjà.

Bernadette et Jacques Chirac déménagent en toute discrétion. Le couple présidentiel, qui cherchait un appartement rive gauche entre les Invalides et les jardins du Luxembourg, a trouvé son bonheur. Un 180 mètres carrés sur deux étages au 3, quai Voltaire sur les bords de la Seine, en face du pont du Carrousel, et du Palais du Louvre.

Une adresse prestigieuse dans le VII e arrondissement de Paris (à la limite du VI e ), à deux pas du musée d'Orsay et de la rue des Saints-Pères. C'est Bernadette qui s'occupe d'amménager le futur logement que les Chirac habiteront après avoir quitté l'Elysée dans une vingtaine de jours. Officiellement, le mandat du chef de l'Etat s'achève le 16 mai, mais la passation de pouvoir avec son successeur (homme ou femme) aura lieu quelques jours avant. Jacques Chirac a prévenu qu'il partirait rapidement et sans manière.

Dossiers et caisses de vin... Depuis une semaine, les futurs voisins du couple Chirac assistent à un va-et-vient de voitures et de camionnettes de déménagement. Des employés de l'Elysée déchargent des cartons, des piles de dossiers, des objets d'art africain ou encore des caisses de vin millésimé, grands crus de bourgogne ou de bordeaux.

« On est ravis d'avoir les Chirac dans le quartier, assure un commerçant. Bernadette est déjà passée nous voir pour nous dire bonjour. Elle fait souvent la tournée des antiquaires et des galeries d'art. Il y en a une dizaine uniquement sur le quai Voltaire. » Derrière la façade en pierre de taille et le porche en bois clair, les appartements des Chirac donnent sur une cour intérieure pavée d'où partent des escaliers en bois.

Quand il quittera l'Elysée, Jacques Chirac partagera son temps entre trois lieux parisiens : son appartement, ses bureaux privés près de l'Assemblée nationale, payés par l'Etat, et le siège de sa fondation consacrée à l'écologie et au dialogue des cultures. Fondation qui ne sera lancée qu'après l'été. Car Jacques Chirac compte bien prendre quelques semaines de vacances avant de démarrer sa nouvelle vie.

lundi 23 avril 2007

Le Prix du Pouvoir


Un Président, combien ça coûte

Que coûte l'Elysée et que coûte le Président de la République ? La réponse à cette question, ni le public, ni la presse ne pouvait l'obtenir. Seul un parlementaire, qui dispose de certaines armes législatives, avait les moyens de contraindre les institutions à répondre à ses questions. C'est ce qu'a fait pendant cinq ans le député socialiste René Dosière. Désormais, on sait le nombre de voitures, d'avions, de bouteilles de vin, de résidence que la fonction présidentielle offre à celui ou à celle qui endosse ses habits. Et on sait combien cela coûte

61 voitures, 7 scooters et 44 chauffeurs
Pour ses transports routiers, le président de la République disposait en 2005 de deux chauffeurs. Cette année là, le parc automobile de la présidence comptait exactement 61 véhicules et 7 scooters. Et pour les conduire, 44 chauffeurs en tout leur sont attachés, dont les deux réservés au Président. Chose curieuse constatée par le député Dosière, les véhicules sont assurés par une société d'assurance privée, pour un montant total de 88.398,46 €, alors que la coutume veut que l'Etat soit le propre assureur de ses biens. Autre particularité, la revente des voitures ne passe pas par le service des Domaines. Le fruit de la vente des occasions réintègre les caisses de l'Elysée.

Une cave de 15.000 bouteilles
Pour ses dîners, le président de la République dispose d'une équipe de 20 personnes aux cuisines, qui chaque jour préparent environ 300 couverts pour le chef de l'Etat, sa famille, ses conseillers et leurs invités. La cuisine est placée sous la responsabilité du service de l'intendance : 77 personnes qui ont aussi la responsabilité de la cave de l'Elysée, soit 15.000 bouteilles de vins prestigieux. Frais supplémentaires : depuis la présidence Pompidou, "la cuisine de l'Elysée -hommes, matériels, ingrédients...-", accompagne à l'occasion de ses voyages à l'étranger le chef d'Etat, écrit le député Dosière. Depuis près de quarante, c'est le maître queue Bernard Vaussion qui dirige la cuisine de l'Elysée.

Dix résidences et annexes
Le nombre de résidences dont dispose la présidence de la République est impressionnant. A Paris, le palais de l'Elysée bien sûr, mais aussi ses annexes proches : l'hôtel de Marigny et le 2 et le 4 rue de l'Elysée. Dans la capitale, il faut également compter le 11 quai Branly, où logent traditionnellement des collaborateurs proches du chef de l'Etat. En province, on compte le château de Rambouillet, une aile du grand Trianon de Versailles et le pavillon de Marly, les deux premiers servant essentiellement à des réceptions et manifestations officielles. Sans oublier le fort de Brégançon et un domaine de 15 hectares à Souzy-la-Briche dans l'Essonne, composé d'un modeste château, un corps de ferme et des communs.

Deux Airbus et six Falcon
Pour ses déplacements aériens, le Président de la République dispose des avions mis à disposition par l'escadron de transport, d'entraînement et de calibrage (ETEC), successeur du défunt Glam. La flotte se compose de deux Airbus A319 CJ -identiques à celui dont disposait Jean-Marie Messier "au faîte de sa gloire", remarque malicieusement René Dosière-, de deux Falcon 900 et de quatre Falcon 50. En tout, le coût d'achat de ces appareils s'élève à 215 millions d'euros, mais le chef de l'Etat n'est pas seul à s'en servir : selon les appareils, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'intérieur et le ministre des Affaires européenne peuvent aussi monter à bord.

Une rémunération fixée par... le Président
C'est l'une des principales curiosités relevée par le député René Dosière. Aucun texte, ni loi ni décret, n'évoque le niveau de rémunération du président de la République. La fixation de son montant ne dépend que d'une personne : le Président lui-même, qui en décide arbitrairement. Au 1er novembre 2006, son montant s'élevait ainsi à 83.023,23 euros brut. Ce qui constitue une seconde curiosité : le chef de l'Etat est presque deux fois moins bien payé qu'un simple secrétaire d'Etat (157.266 euros) et trois fois moins que le Premier ministre (248.318 euros), dont les rémunérations, elles, sont fixées par la loi.La retraite du Président, en revanche, bénéficie d'un texte de loi remontant à 1955, selon lequel, cinquante ans plus tard en 2005, la pension du chef de l'Etat s'élève à 63.000 euros. En cas de décès, la moitié de cette somme revient à la veuve, ou au veuf, de l'ex-Président, ou à ses enfants jusqu'à leur majorité.

249 fonctionnaires pour sa sécurité
Comme tout chef d'Etat, le président de la République bénéficie d'un service de sécurité rapprochée. Sa protection est assurée par le Groupe de sécurité de la présidence de la République, le GSPR, composé de 31 fonctionnaires du Service de la protection des hautes personnalités. L'Elysée, lui, mobilise pour la sécurité de son périmètre d'une compagnie de gendarmerie et d'une de police, la compagnie de garde de l'Elysée. Soit en tout 218 fonctionnaires. Deux détachements de militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris sont également sur le pont. En outre, dans le cadre de la présidence Chirac, 37 gendarmes sont affectés à la surveillance du château de Bity, propriété du couple présidentiel.

Du service de santé à celui des décorations
L'Elysée est une grande machine. Pour la faire tourner, elle dispose d'une multitude de services. Celui des finances et du personnel compte 11 personnes, celui du protocole, 10 personnes et celui du courrier, une centaine, divisées par cellules thématiques, qui répondent aux questions les plus courantes. Le Président bénéficie cependant d'un secrétariat personnel pour le courrier qui lui est adressé directement. Enfin, l'Elysée dispose également d'un service des télécommunications, d'un service médical, d'un service des décorations et d'un service de maintenance.

TOTAL 90 000 000 € (environ, ne sont pas comptabilisés les "budgets spéciaux" alloués au titre des divers ministères et organismes)
On pense que l'on peut donc légitimement réduire de 25 à 30% ce budget. Il faut que l'Elysée explique ce qu'il fait de cet argent. La transparence et le contrôle sont non seulement limitateurs de dépenses mais surtout ils stopperaient toute suspicion à l'égard de la présidence.

dimanche 22 avril 2007

One more Time...


Nicolas Sarkozy (UMP), avec 29,5% à 30% des voix, et Ségolène Royal (PS), de 25,2% à 26,3%, se sont qualifiés dimanche pour le second tour de la présidentielle, devant l'UDF François Bayrou (17,9% à 18,8%) et Jean-Marie Le Pen (FN, 10,6% à 11,5%), selon les estimations des instituts de sondages.
Pour la première fois de l'histoire de France, une femme apparaît en mesure de l'emporter à la présidentielle.
Les instituts de sondages Ipsos, Ifop, Sofres et CSA donnent tous ces quatre candidats dans le même ordre d'arrivée.
Le candidat UMP et sa concurrente socialiste s'affronteront donc le 6 mai pour succéder à Jacques Chirac à l'Elysée, à l'issue d'un premier tour marqué par une très forte participation (82,7% à 84,5%).
A la proclamation officielle des résultats, des scènes de liesse étaient observées à l'extérieur du siège du PS, rue de Solférino à Paris, et devant la salle Gaveau où Nicolas Sarkozy était attendu.
La participation oscillerait entre 82,7% et 84,5%, selon les estimations affinées des instituts de sondage rendues publiques vers 19H00, légèrement inférieures aux premières annoncées vers 18H00.
M. Bayrou a raté son pari en ne parvenant pas à se qualifier pour le second tour, tandis que M. Le Pen, finaliste en 2002, apparaît comme le grand perdant du scrutin.

vendredi 20 avril 2007

Salut l'Artiste

Découvert par Gene Kelly avant de briller dans les comédies de Philippe de Broca dans les années 1960 ("Les jeux de l'amour", "Le farceur"), cet amateur de music hall, passionné de comédie musicale, avait aussi tourné avec les plus grands cinéastes, qui lui confiaient souvent des rôles de séduisant séducteur, de Renoir ("Le Caporal épinglé") à Bunuel, en passant par Chabrol, Clair, Losey, Melville ou encore Altman.
Acteur, comédien, chanteur et élégant danseur de claquettes, il avait plus d'une centaine de films à son actif et une cinquantaine de pièces de théâtre.Mêlant à merveille séduction et ironie, Jean-Pierre Cassel a laissé son empreinte sur des films des années 60 et 70, tels que "L'Armée des ombres" de Melville ou "Le Charme discret de la bourgeoisie" de Buñuel.

Dans les années 80 et 90, il s'est fait moins présent au cinéma, lui préférant le petit écran et les planches, où il a joué notamment sous la direction de Roger Planchon. Ce boulimique de travail aimait enchaîner spectacle sur téléfilm, spectacle dansé sur pièce de théâtre.

Il est toutefois régulièrement revenu au cinéma, notamment sous la direction de deux anciens complices, dans "Chouans!" avec Philippe de Broca en 1988 et "La Cérémonie" de Claude Chabrol en 1995.En 2000, il avait partagé l'affiche du film "Les rivières pourpres", de Mathieu Kassovitz, avec son fils Vincent Cassel.

Dans son livre "A mes amours", publié en 2004, il dressait un portrait des cinéastes avec lesquels il avait travaillé et rendait hommage au danseur américain Fred Astaire, l'une de ses sources d'inspiration.
Ces dernières semaines, il était à l'affiche du premier film réalisé par le comédien Roschdy Zem, "Mauvaise foi", aux côtés de celui-ci et de l'actrice belge Cécile de France, et du polar "Contre-enquête" de Franck Mancuso.Il a joué également dans "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel, qui sera en compétition au prochain festival de Cannes (16-27 mai).

Dernières Cartouches

François Bayrou a dénoncé jeudi à Pau l'éditorial du journal Le Monde appelant à un second tour Sarkozy-Royal, voyant derrière cet appel "des influences puissantes".

Le candidat UDF à la présidentielle s'est élevé contre un éditorial qui "dit qu'il y a un impératif démocratique, et qui enjoint aux Français, impérativement, d'avoir à voter Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy".
Rappelant devant la presse que ce journal avait "une tradition du centre", M. Bayrou y a vu "la preuve de la panique qui s'est emparée de tous ces milieux de pouvoir, financiers, médiatiques et politiques", et le signe de "l'incroyable collusion qui règne au sommet de l'Etat".
Le candidat centriste s'est déclaré "absolument certain" que cet éditorial va "l'aider" car il "montre aux Français quelle est l'importance de ce qui va se jouer".
"Naturellement, derrière tout ça il y a des influences puissantes", des "hommes qui sont engagés dans les milieux d'affaires, les relations avec l'Etat", a-t-il dit.
"Avec moi, ça trouvera son terme", a-t-il affirmé, rappelant sa volonté d'appliquer le "principe de séparation entre les intérêts puissants et l'Etat".
"C'est un message adressé à M. (Jean-Marie) Colombani (NDLR: auteur de l'éditorial, président du directoire du Monde) et ses commanditaires", a lancé M. Bayrou.
"Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui de M. (Alain) Minc à M. (Arnaud) Lagardère ont intérêt à ce que rien ne change, pour pouvoir continuer leurs ententes profitables", a-t-il dit.

M. Bayrou faisait référence au président de la société des lecteurs et membre du conseil de surveillance du Monde ainsi qu'à l'actionnaire du groupe aéronautique
M. Colombani estime que le projet de Ségolène Royal est le "seul" à s'opposer à celui de Nicolas Sarkozy et à s'appuyer sur une force politique en mesure de gouverner, dans un éditorial à paraître dans le Monde daté de vendredi.

jeudi 19 avril 2007

Un début de Sagesse

LESSIVES SANS PHOSPHATES

En France ce sera pour demain : le ministre de l’écologie a annoncé le vote d’une loi obligeant à supprimer tous les phosphates des lessives d’ici à 2007.

A compter du 1er juillet 2007, toutes les lessives commercialisées pour le grand public ou les collectivités seront sans phosphates. Annoncée par le ministre de l'écologie, S. Lepeltier, la généralisation des lessives sans phosphates fait partie du plan d’amélioration de l’état des eaux qui doit permettre à la France d'atteindre le bon état écologique de ses eaux, imposé par l'Europe.

Malheureusement ils sont toujours utilisés en agriculture.Le gouvernement a négocié un délai de deux ans avec les fabricants de lessive, ce qui selon l’association française des industries de la détergence (AFISE) devrait être suffisant pour les 4% de lessives avec phosphates encore disponibles pour le grand public (soit 10 000 tonnes de lessive). Par contre, le phosphate, utilisé comme agent anticalcaire, est encore très présent dans les lessives industrielles utilisés par les collectivités, hôpitaux, etc. Néanmoins, cette annonce est une goutte d'eau en comparaison de la principale source d'eutrophisation des rivières : les engrais agricoles. Ceux-ci restent en distribution 'libre' avec 720 000 tonnes de répandus en 2004 et une future loi sur l’eau qui ne prévoit pas de les limiter et/ou taxer.

L’eutrophisation est une pollution des milieux aquatiques qui se produit principalement par un apport excessif de matières nutritives assimilables par les algues. Celles-ci se développent alors anormalement et envahissent les cours d’eau ou, comme en Bretagne, les bords de mer sous des 'marées vertes'. Les principaux nutriments à l’origine de ce phénomène sont le phosphore (contenu dans les phosphates) et l’azote (contenu dans les nitrates).

Quelques liens pour réfléchir:
http://www.linternaute.com/cinema/fiche_bandeannonce/4960/2282/index.shtml
http://www.linternaute.com/cinema/fiche_bandeannonce/4960/2285/index.shtml

Combien ca coûte?

Depuis le début de la campagne présidentielle, Débat2007, cellule de chiffrage du think tank I'Institut de l'entreprise, évalue les dépenses engendrées par les propositions de François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. En novembre 2006, on avait ainsi classé les dix mesures les plus chères des candidats du PS et de l'UMP, le montant annoncé étant le coût brut de la mesure lors de sa cinquième année d'application. Depuis, les deux candidats ont avancé d'autres propositions et François Bayrou a dévoilé les siennes. De quoi bouleverser le classement.
JDN Economie fait le point.
Cliquez sur ce lien pour tout les détails

mercredi 18 avril 2007

Conspiration Mortelle


TABAC : UNE GUERRE DE 50 ANS

On le sait maintenant : fumer tue ! Une mention telle que celle-ci est obligatoirement inscrite sur tous les paquets de cigarettes. Cette lutte ouverte contre le tabac est menée principalement par la communauté scientifique et médicale.

"Une épidémie sans précédent dans l'histoire de l'humanité a causé la mort de cent millions d'hommes et de femmes au XXe siècle et en tuera un milliard au XXIe si rien ne change. Elle est due au tabac. Les propos du professeur Gérard Dubois peuvent sembler extrêmes mais un sale goût amer reste en bouche : celui de l’immonde cynisme dont fait preuve l’industrie du tabac.

Bien avant 1953, les cigarettiers savaient pertinemment que leurs produits étaient hautement toxiques. Ils ont initié leurs propres études sanitaires, élaboré des publicités où il était dit : "la cigarette ne cause pas de cancer" et autres inepties et contrevérités nécessaires à la prospérité funeste de leur entreprise. Marlboro a été le plus loin dans la cruauté avide et cynique en intégrant de l’ammoniaque dans son tabac car ce produit permet une plus forte absorption de la nicotine et assure ainsi une plus grande dépendance à la marque.

En 1998 cette industrie est condamnée à payer 206 milliards de dollars au gouvernement américain.

Aujourd’hui, ces dealers de nicotine doivent se tourner vers de nouveaux marchés s’ils veulent survivre. L’Afrique fait figure d’Eldorado. Leur tactique : infiltrer le continent en organisant eux-mêmes la contrebande de cigarettes de marques afin de créer un besoin, une clientèle. Une fois leur marché arrivé à maturité, ils passent des deals avec les Etats leur faisant miroiter la manne de taxes que ceux-ci pourront percevoir. Ainsi la porte d’un futur nouveau cimetière s’ouvre devant eux.

Quelques chiffres...
- 5 millions de morts par an à cause du tabac dans le monde
- 100 millions de morts depuis le début du XXe siècle
- 13 000 morts par jour soit 30 avions 747 qui s’écraseraient par jour
- 94 % des personnes atteintes du cancer du poumon sont fumeuses
- 31 000 pères et 12 000 mères meurent chaque année du tabagisme aux USA
- 70 % du prix d’un paquet va à l’Etat, en France
- 54 000 personnes meurent de cancers liés au tabac, par an, en France
- 3 000 non fumeurs meurent victimes du tabac, par an, en France
- 1 paquet de cigarette égale trois repas en Afrique

Double Jeu


Depuis le début de la campagne, M. Strauss-Kahn doit tenir une ligne difficile : éliminer tous les soupçons de tiédeur à l'égard de Mme Royal. Rester le symbole du centre-gauche et donc celui qu'il faudra mettre en avant s'il faut ramener les électeurs centristes vers Mme Royal.

Pour satisfaire le premier point, il doit donc, chaque fois, fermer la porte aux appels d'alliance au centre avant le premier tour. Pour ne pas compromettre le second, il se refuse à insulter les auteurs de ces appels. "Il a jugé les propos de François Hollande, qualifiant d'indigne l'appel de Rocard, beaucoup trop violent", explique ainsi un de ses proches.

Dans ce cadre, déjà, il avait dû envoyer M. Cambadélis désapprouver l'initiative des "Gracques", ce groupe d'anciens membres des cabinets ministériels socialistes dont certains viennent des cercles strauss-kahniens, qui appelaient, eux aussi, le 22 mars, à une alliance PS-UDF. M. Strauss-Kahn juge la proposition de M. Rocard tout aussi malvenue.

Lors de deux conversations téléphoniques avec l'ancien premier ministre, au début du mois d'avril, il a d'ailleurs tenté de le dissuader de lancer maintenant son appel : "Si tu lances cette hypothèse avant le premier tour, tu sous-entends que tu ne soutiens par Ségolène", a-t-il expliqué en substance à M. Rocard. Ce dernier a différé la rédaction de son texte, avant, finalement, de sceller sa décision et de dîner avec François Bayrou

mardi 17 avril 2007

Et Après ...

Paris n'avait jamais été aussi belle aux yeux de Jacques. Celui-ci marchait, de plus en plus vite, gagné par l'excitation... Apercevant la photographie d'un palmier, il se prit à rêver à un voyage, un long et beau voyage... aux côtés de celle qu'il rejoignait.
Sans comprendre, il fut face à la porte. Rapidement, il sortit sa clef, et fébrilement, la fit tourner dans la serrure. Il n'avait pas abaissé la poignée que la porte s'ouvrit.
- J'ai pensé à toi toute la journée!
Bernadette se tenait là, devant lui. Sa bouche précieuse se fondait en une sorte de croissant de lune mielleux, et ses yeux brillaient comme deux étoiles.
- Tu viens? Dit-elle.
Jacques pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil. Un silence s'ensuivit. Puis Bernadette, qui le regardait, lança doucement:
- Alors? Tu ne m'embrasses pas?
Jacques sourit.
- Je fais durer le plaisir, dit-il.
Puis il ajouta:
- Approche...
Bernadette s'exécuta, et Jacques posa sur sa bouche un baiser silencieux.
- Plusieurs décennies se sont écoulées depuis que je t'ai connue. Et je n'ai jamais eu d'autre amour que le tiens.
- Il en est de même pour moi, mon chéri, déclara Bernadette. Personne ne pourra remplacer ton si passionné sourire. Tu es unique, grâce à plein de petites choses. Personne n'a ta démarche, Personne n'a ta prestance. Personne n'imite aussi bien que toi le cri du Lion. Personne ne connaît l'histoire de Paris aussi bien que toi. Personne à part toi ne m'a jamais dit que j'étais irremplaçable. Bref, personne à part toi ne mérite d'être dans mon coeur.
Près d'eux, Claude jouait ''Ballade N° 2 En Fa Majeur'' de Chopin en les regardant. Comme frappé d'un coup de foudre, Jacques fasciné eut à peine le temps d'apercevoir, dans un éclair, comme dans une toile de Caillebotte, Bernadette réincarnée en sirène... Écume bouclée, vagues ébouriffées, ciel baigné de nuages qui font cligner la lune, commissures nacrées de lèvres de coquillages, le sourire émaillé de corail blanc, la voix lactée... tout disparut lorsque Jacques rouvrit les yeux.
- Notre mariage a été la plus merveilleuse idée de notre vie, murmura Bernadette.
- Je suis bien d'accord avec toi... Ils restèrent ainsi toute la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Parfois, ils parlaient.
- Ne me quitte jamais, disait Jacques.
- Je ne te quitterai jamais. Tu es bien trop chaleureux pour que je te quitte, répondait Bernadette. Tu es l'opposé de la bêtise, de la brutalité... tu vaux bien plus que ce rustre de Nicolas. (Je ne sais pas comment j'ai fait pour lui trouver du charme)

Puis ils se promirent de s'aimer éternellement, et l'éternité commença pour eux...

lundi 16 avril 2007

Entrainement

« RIEN ne m'aura été épargné. Même les choses les plus inattendues. Et je m'attends encore à quelques surprises dans la semaine qui vient. »

Alors que sa place au second tour n’est pas assurée, la candidate socialiste accuse l’UMP de «tractations» avec le FN, tout en refusant l’idée d’une alliance avec François Bayrou.

Ségolène Royal est «debout», et elle se «bat». Tout le week-end, la candidate socialiste, malmenée dans les sondages, a martelé qu’elle incarnait le combat contre «le règne de la droite». «Je me bats parce que la France mérite mieux que ce qu'elle a, parce que je pense que la loi du plus juste doit remplacer la loi du plus fort», a-t-elle répété dimanche dans le Pas-de-Calais. A une semaine du premier tour, les nuages s’amoncellent au-dessus de la candidate socialiste.

«Je me bats pour être qualifiée en finale, et donc ce n'est pas le moment de se disperser dans des configurations ou dans des discussions, des négociations dans le dos des électeurs», a expliqué Ségolène Royal en écho aux alliances préconisées ces derniers jours avec Francois Bayrou.

Quelques interviews:

http://www.dailymotion.com/video/x1pazg_francoisbayrou4verites130407
http://www.dailymotion.com/search/royal%2Brmc/video/x1q9dx_s-royal-entretien-dembauche-rmc-1
http://question-ouverte.france2.fr/IMG/asx/arton67.asx?WMCache=0

Pharaonique

WARREN BUFFET

Fortune : 52 milliards de dollars

Age : 76 ans

Nationalité : Américain

Tout comme Bill Gates (première fortune mondiale), l'homme d'affaires et investisseur américain Warren Buffet occupe la même place du classement des plus grandes fortunes mondiales depuis plusieurs années (deuxième fortune). Mais contrairement au roi de Microsoft, Warren Buffett n'a pas misé sur les hautes technologies pour faire fortune.

Warren Buffet est né en 1930 à Omaha, dans le Nebraska. Il a bâti sa fortune sur des investissements intuitifs dans des entreprises comme "Berkshire Hathaway" pour le textile, devenue par la suite un fonds d'investissement pour les assurances, ou encore Coca-Cola et Gillette. Réputé économe, Warren Buffet vit toujours dans la maison d'Omaha qu'il a achetée en 1957. En juin 2006, il a annoncé qu'il léguerait plus de 80 % de sa fortune à la Fondation Bill & Melinda Gates.

Chose faite, il a signé il y a quelques mois un don d’une somme impressionnante de 30,7 milliards de dollars. Buffet investit également dix millions d’actions Berkshire en son nom, ainsi que 2,05 autres millions au titre de son épouse, morte en 2004, et de ses enfants. Le don total est donc de 37,1 milliards de dollars, ce qui représente 85% de la fortune personnelle de Buffet.

La fondation Bill & Melinda Gates pèse désormais plus de 60 milliards de dollars et va donc pouvoir continuer de plus belle son combat pour l’éducation, la santé et contre les maladies telles que le cancer, le SIDA ou encore la malaria.

A coté de ces chiffres pharaoniques, il faut noter le budget biennal de l'OMS pour 2004-2005, qui n'etait "que" de 2,8 milliards de dollars.

Il reste à se souvenir que, en régime de croisière, la taxe Tobin de 0,1 % sur chaque transaction sur les marchés des changes rapporterait annuellement 228 milliards de dollars, chiffre calculé sur la base des 1 587 milliards de dollars qui, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), représentaient, en 1998, le volume quotidien de ces transactions, à réviser à la hausse bien évidemment.

Qui fera un jour LA proposition d'un système qui résolve une fois pour toute les plus grandes inégalités, aujourd'hui gérées par les "généreux donateurs" et/ou le tissus associatif? (Gates, les Restos du Coeur, les Enfants de la Terre, Fondation Hulot etc...)

Renforcé !


François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, a exclu lundi sur France Inter tout "accord d'alliance" avec le PS avant le premier tour de l'élection présidentielle.

"Il n'y a aucun accord d'alliance imaginable dans une élection présidentielle avant le scrutin", a-t-il dit, interrogé sur la proposition de Michel Rocard, relayée par Bernard Kouchner, d'une alliance Royal-Bayrou "avant le premier tour", pour battre Nicolas Sarkozy.

"Dans une élection présidentielle, chacun des candidats se présente avec un projet et une idée de majorité. Nicolas Sarkozy veut une majorité de droite très à droite, Ségolène Royal veut - sa réponse à Rocard et Kouchner l'a montré - une majorité de gauche", a-t-il estimé.
"Moi, a-t-il poursuivi, je veux cette majorité nouvelle capable de faire travailler ensemble des gens de gauche et de droite républicaine et de gagner".

"Désormais, cette majorité nouvelle est à la portée de la main", avec "des partenaires", a-t-il dit.
En cas de victoire le 6 mai, François Bayrou a avancé "deux hypothèses" pour les élections législatives des 10 et 17 juin: "ou bien des candidats communs qui seront les candidats de la majorité nouvelle, ou bien des candidats ayant entre eux un accord de désistement".
"Il faut d'abord qu'on sache qui veut participer à ce rassemblement", a-t-il dit en assurant que des personnalités comme Jacques Delors, Dominique Strauss-Kahn, Jean-Louis Borloo "diront oui". "Le vieux mur se lézarde", s'est-il félicité.

dimanche 15 avril 2007

Dernière ligne droite

Deux Garçons, une Fille, trois Possibilités.


Pour ce qui est d'une "alliance" PS-UDF, Ségolène Royal y a opposé une fin de non-recevoir, assurant qu'elle ne se livrerait à "aucune manoeuvre dans le dos des électeurs".

"Pas question que le PS s’allie avec l’UDF, formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres", a sèchement déclaré Laurent Fabius.
Mais les commentateurs n'en relèvent pas moins que des fissures apparaissent, alors même que plus d'un tiers des sondés se déclarent encore indécis.

Selon les derniers sondages, M. Sarkozy recueille de 26 à 29 % des intentions de vote, Mme Royal de 23 à 25 %, M. Bayrou de 17 à 21, et M. Le Pen de 13 à 15.
M. Sarkozy l'emporte au second tour sur Mme Royal, avec de 51 à 53,5 %, mais en supposant qu'il puisse parvenir au second tour, M. Bayrou est donné vainqueur sur le candidat de l'UMP.

D'où la tentation, pour certains à gauche, d'un "vote utile" pour battre M. Sarkozy.
L'appel de Rocard est une nouvelle preuve du fait que le PS "est partagé entre deux tendances, celle de l'ancrage à gauche et celle d'une alliance avec le centre, avec des personnalités comme Dominique Strauss-Kahn", note Philippe Braud, professeur à Sciences Po.

"Et le message derrière cet appel, c'est qu'il faut soutenir celui qui est le plus à même de battre Sarkozy. Donc Bayrou. On parle dans cet appel de désistement réciproque, mais en fait, on met Ségolène Royal et François Bayrou à égalité", ajoute-t-il.

Quand on note que François Hollande a déclaré "ne pas être convaincu de la présence de Ségolène Royal au second tour", cela contribue à penser que les lignes bougent et bougeront encore dans la dernière semaine précédant le premier tour.

samedi 14 avril 2007

Gracque ou Socrate ?


L'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner prône à son tour une "alliance" du PS avec le "centre rénové" de François Bayrou, dans une tribune à paraître dans le Journal du dimanche, après l'appel en ce sens publié vendredi par Michel Rocard.

"Plusieurs chantiers nous attendent, qui nécessitent le concours de tous: les retraites, la sécurité sociale, le travail, l'éducation, l'énergie, l'environnement, la recherche, l'immigration, la relance" de l'Europe et "notre rôle dans le monde", fait valoir M. Kouchner, membre de l'"équipe du pacte présidentiel" de la candidate PS.

"Seule une gauche social-démocrate rénovée, avec ses valeurs et ses méthodes, mais aussi de l'imagination, de la générosité et du rêve, peut en convaincre les Français", estime-t-il.

Selon lui, "à l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué jusqu'ici, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové".

"Pour la première fois depuis 30 ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance", lance-t-il, alors que le candidat centriste veut former un "gouvernement d'union nationale" dépassant le clivage droite-gauche.

Les Principaux Spots Officiels


Vous trouverez les liens des principaux spots officiels de la Campagne Présidentielle ci dessous. Regardez les avec attention, faites des arrêts sur image, bref, prenez votre temps, ils sont significatifs et représentatifs.
Bonne Lecture !!!

vendredi 13 avril 2007

Ca Bouge...


Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde, l'ancien premier ministre socialiste se déclare favorable à un accord entre Ségolène Royal et François Bayrou avant le premier tour de la présidentielle, pour battre « la coalition de Nicolas Sarkozy et de Jean-Marie Le Pen ».


Appelant de ses vœux « une alliance constructive » entre « sociaux démocrates et démocrates sociaux », Michel Rocard ne précise pas la forme que pourrait prendre un tel accord électoral.


« Il n'y a pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite » a immédiatement fait savoir le premier secrétaire du PS François Hollande. « Ça bouge ! », s'est en revanche félicité François Bayrou. La proposition de Michel Rocard vérifie selon lui une « intuition qui est la mienne, et que je défends depuis longtemps ».


Elle a de même « empli d'aise » les « Gracques », ces anciens collaborateurs de gouvernements socialistes qui prônaient déjà un rapprochement entre le PS et l'UDF.


Reste à "Socrate" de s'exprimer, on peut imaginer dans quel sens...

A méditer !!!


"Chaque jour, plus de mille enfants meurent faute de recevoir un vaccin contre la rougeole à quinze centimes de dollar. Près de trois milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de deux dollars par jour.


Aux États-Unis, seul un tiers des collégiens qui entrent au lycée obtiennent leur baccalauréat et possèdent les connaissances requises pour réussir à l'université et dans la vie active. La majorité des laissés-pour-compte appartiennent aux communautés hispanique et afro-américaine.


Avec notre fondation et nos partenaires, nous essayons de résoudre ces problèmes car nous croyons que toutes les vies se valent, indépendamment de l'endroit où les gens vivent. Dans les pays riches avec d'excellents systèmes de soins de santé, ou dans les pays pauvres avec aucun ; dans les banlieues aisées avec des lycées flambant neufs ou dans les communautés défavorisées où la plupart des enfants abandonnent leurs études.


Nous pensons également que ceux qui reçoivent le plus doivent donner davantage. Nous avons fréquenté de bonnes écoles, reçu d'excellents soins médicaux et bénéficié d'un système économique dynamique.


C'est pourquoi nous désirons ardemment rendre à la société ce qu'elle nous a donné."


Prenez le temps de lire les fondamentaux de cette fondation, ils sont à travers l'action, autant de messages dont pourraient, ou mieux, dont devraient s'inspirer nos sociétés dites "développées", et les politiques qui les gouvernent.



jeudi 12 avril 2007

Réconciliez la France !


Par Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, dont certaines exercent dans la haute fonction publique.

Nous sommes socialistes. Nous sommes de gauche. Nous sommes aussi des citoyens qui voulons un vrai changement et pas seulement des promesses jetées aux quatre vents. Dans la tribune publiée le 22 février par Libération, Spartacus avait revendiqué son soutien à votre démarche de rassemblement des énergies et de redressement de notre pays. Depuis, nous avons été rejoints par d'autres et nous avons vu s'échanger des arguments par vos concurrents qui ne sont pas à la hauteur des enjeux d'une élection présidentielle et de l'attente des Français.


Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen proposent conjointement une vision crispée et haineuse de notre société et de notre avenir. Jamais un candidat de la droite républicaine à l'élection présidentielle n'est allé aussi loin dans le débauchage et la surenchère en direction des thèses d'extrême droite : identité nationale et immigration, génétique et pédophilie ou suicide de nos adolescents, Français utiles qui travaillent et Français nuisibles qui sont exclus...


Ségolène Royal, comme on le prévoyait dans la précampagne interne au Parti socialiste, s'est laissée entraîner sur ce terrain. Par manque de rigueur, d'idées ou par penchant personnel, on ne retient plus de son discours qu'un écho caricatural aux idéaux nationalistes et démagogiques.


Ce que nous voulons est différent : une respiration démo­cra­­­tique avec une représen­tation proportionnelle des courants politiques au Parlement, une justice réellement indépendante avec un statut particulier pour le ministre de la Justice, une véri­table évaluation des politiques publiques avec un office à la ­disposition du Parlement, des nominations de responsables d'administration, d'autorités indépendantes et d'entreprises publiques acquises avec l'agrément du Parlement, une mora­lisation de la vie économique et financière par la mise en oeuvre d'une gouvernance privée négociée ou imposée aux milieux d'affaires, une sécurité sociale professionnelle pour protéger les plus faibles. Et bien d'autres mesures encore pour une France plus juste et plus équilibrée. Au-delà des discours de circonstance, une grande majorité de Français attend que cessent les anathèmes et que les hommes et les femmes poli­tiques se préoccupent enfin de leurs problèmes concrets qui sont immédiats, comme l'emploi ou le pouvoir d'achat, mais aussi des questions qui engagent l'avenir, comme les retraites.


Et c'est justement parce que, dès le début de la campagne présidentielle, vous avez su poser les termes de ce débat que Spartacus, force de gauche, sans concessions, vigilante et active, est à vos côtés.


Vous représentez un espoir pour des millions de Français qui veulent croire à cette chance unique de proposer un travail en commun à des hommes et des femmes venus d'horizons différents mais unis par le seul idéal du bien public. Nous proposons, d'ores et déjà, une offre politique à tous ceux qui veulent rejoindre cette démarche, qui souhaitent votre victoire et qui pourraient contribuer à l'émergence d'un grand parti démocrate.


Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens, qui connaisse le prix de l'effort et de l'initiative parce qu'il a su lui-même faire face. Un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartiers. Un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre.


Alors, oui, François Bayrou, nous comptons sur vous pour réconcilier la France.

mardi 10 avril 2007

Peur du Loup ??


Nicolas Sarkozy préférerait, dans un second tour présidentiel, se retrouver face à la socialiste Ségolène Royal plutôt qu'à l'UDF François Bayrou, selon plusieurs proches du candidat UMP


D'accord sur ce constat, l'équipe rapprochée de M. Sarkozy diverge sur les raisons de cette préférence. Certains plaident pour une clarté du débat gauche droite, mais d'autres l'avouent: battre le candidat UDF leur paraît "plus compliqué".


Nicolas Sarkozy l'emporterait au second tour de la présidentielle avec 54% des voix (=) face à la socialiste Ségolène Royal, créditée de 46% (=), selon la 35e vague du baromètre électoral quotidien d'Ipsos/Dell pour SFR et Le Point, publiée mardi.


Si le second tour opposait les candidats UDF et UMP, c'est François Bayrou qui l'emporterait par 53,5 (+0,5) contre 46,5 (-0,5) (16% des personnes certaines d'aller voter n'exprimant pas d'intentions de vote dans cette hypothèse).

Appel au "Sage"


L’ancien premier ministre prône pour un Internet pour tous. « Internet et le numérique permettront aux particuliers et aux petites structures d’entreprendre et d’exercer la citoyenneté de demain. Le rapport formule plusieurs recommandations afin d’atteindre un objectif de 75 % des foyers équipés d’un ordinateur et connectés à Internet : un tarif social de l’accès haut débit d’environ 5 € / an et le financement d’un ordinateur portable pour 100 000 étudiants (sous condition de ressource). »


Selon Michel Rocard, le numérique en France est aussi une chance pour la culture. « Soucieux d’assurer une juste rémunération des artistes, de dynamiser l’emploi dans ce secteur et de garantir la liberté des internautes », Michel Rocard a prôné une « large concertation sur le sujet ».
En conclusion, ce rapport propose des orientations qui traversent l’ensemble des champs de l’action publique et des départements ministériels. Il identifie cinq grands chantiers : « Reprendre pied dans l’économie numérique ; Le numérique, une chance pour la culture ; Faire entrer les services publics dans le XXIème siècle ; Éducation : changer de logiciel ; Le progrès numérique pour tous, avec l’objectif de porter de 44% à 75% la part de foyers équipés d’un ordinateur et connectés à Internet. » Il dessine les contours d’un « véritable programme d’action gouvernemental. » Ce rapport sur la future République 2.0 est accessible sur desirsdavenir.org.

lundi 9 avril 2007

Doublé Champion


Fernando Alonso a remporté le Grand Prix de Malaisie de Formule 1 dimanche à Sepang, signant une victoire dès sa deuxième course avec sa nouvelle écurie McLaren-Mercedes


Ron Dennis doit se frotter les mains d'avoir recruté la paire de pilotes Alonso-Hamilton. Car si le talent du premier était plus qu'établi, le second confirme tous les espoirs mis en lui.
Troisième à Melbourne, il termine une marche plus haut à Sepang au terme d'une nouvelle course magnifique entamée par un nouveau départ de folie grâce auquel il a passé en quelques virages les deux Ferrari placées devant lui sur la grille.


Avec un Massa (Ferrari) révolté à ses trousses, Hamilton a vécu "la bataille la plus dure" de sa carrière.

"Défendre est deux fois plus difficile que tenter de doubler, assure-t-il, encore tout dégoulinant de transpiration, mais si fier d'être "une nouvelle fois assis aux côtés des deux meilleurs pilotes du monde".
Les jeunes Champions prouvent, avec de nouvelles mécaniques à dompter, qu'ils ne sont pas là par hasard, ou grâce à aux bolides qu'on leur confie.

samedi 7 avril 2007

De Big Brother à Matrix


la GB adopte les caméras de surveillance parlantes


"Ramassez votre journal s'il vous plaît!": la Grande-Bretagne, pays le plus surveillé au monde, a annoncé mercredi l'installation de caméras de surveillance parlantes dans une vingtaine de villes, pour tancer les vandales ou ceux qui laissent des détritus.
Les employés municipaux pourront ainsi surveiller les rues depuis une salle de contrôle et réprimander les contrevenants sans se déplacer.
Le ministre de l'Intérieur britannique John Reid a indiqué qu'une première expérience de caméras parlantes en 2006 dans la ville de Middlesbrough (nord-est de l'Angleterre) avait donné de bons résultats et que ce système serait étendu.
"Les communautés locales en ont assez des saletés et des incivilités, elles veulent que l'on rappelle aux gens quel comportement est acceptable et quel comportement ne l'est pas", a déclaré le ministre.
Des concours vont être lancés dans les écoles pour sélectionner des enfants, qui seront invités dans les centres de contrôle, et pourront rappeler à l'ordre les passants, a expliqué Louise Casey, la coordinatrice de la campagne gouvernementale "Respect" contre les incivilités.
"Il s'agit de changer la culture de tolérance envers les incivilités", a-t-elle expliqué sur la chaîne Sky News.
La Grande-Bretagne a déjà massivement adopté la vidéosurveillance dans ses villes. On estime que 4,2 millions de caméras sont installées dans le pays, soit une pour quinze habitants environ.
"Il y a toujours des gens qui disent que quand l'on fait ça c'est une société policière. Mais c'est faux. C'est une société où la vaste majorité de citoyens respectueux de la loi font le maximum pour respecter les autres", a répliqué John Reid.
En novembre, une étude commandée par le Commissaire à l'information, un organisme indépendant, a estimé que le Royaume-Uni était devenu "une société sous surveillance".
Outre la multiplication des caméras, l'organisme s'inquiétait de "l'emprunte électronique" grandissante laissée par les individus dans une société qui recueille de plus en plus de données à partir des téléphones mobiles, cartes de crédit, cartes de fidélité ou de transport, ou encore de l'internet.
Les véhicules sont également filmés dans le centre de Londres pour un système de péage urbain et le gouvernement réfléchit à étendre ce système sur les grands axes routiers du pays.
La Grande-Bretagne qui considère que le risque d'attentats terroristes est toujours élevé sur son territoire après les attentats kamikazes de juillet 2005, compte sur la vidéosurveillance pour sa sécurité.
Les images des caméras ont été utilisées avec succès pour identifier les poseurs de bombe dans le métro en 2005 ou dans l'enquête sur les meurtres de prostituées à Ipswich (sud-est) en décembre dernier.

vendredi 6 avril 2007

Ne rien Faire ???


Toutes les formes de vie sur terre seront affectées, 20 à 30 % des espèces végétales et animales risquant de disparaître, selon le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, publié vendredi.


Les experts du climat ont publié vendredi à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, à l'issue d'une nuit de discussions où plusieurs pays, notamment les Etats-Unis et la Chine, ont contesté leurs conclusions (???). Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, aucune région n'échappera aux effets négatifs d'un réchauffement climatique, a prévenu le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).


D'ici 2080, estiment les experts dans un rapport de 1400 pages, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à de graves pénuries d'eau et 600 millions à la faim en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols. Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations. Toutes les formes de vie sur terre seront affectées: "de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d'extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C" par rapport à 1990, indique le rapport.


L'Afrique risque d'être la région du monde la plus touchée. Le changement climatique va compromettre la sécurité alimentaire et exacerber les pénuries d'eau sur le continent. 80 à 200 millions de personnes supplémentaires devraient être confrontées aux famines d'ici 2080. Les récoltes pourraient diminuer dans certains pays africains de 50% en 2020 et même de 90% en 2100. Près de la moitié des plantes endémiques d'Afrique australe sont menacées d'extinction et jusqu'à 12% des grands mammifères du continent. Il pourrait aussi y avoir des conséquences sur le plan sanitaire (expansion du paludisme...).


En Europe, le réchauffement climatique aura un impact fort mais inégal. Les pays méditerranéens feront face à des risques accrus de sécheresse, des récoltes appauvries et des vagues de chaleur mortelles, à l'image de la canicule de 2003, tandis que les pays situés à des latitudes supérieures subiront davantage d'inondations, mais bénéficieront dans un premier temps d'un allongement des saisons propices aux cultures. L'Amérique du nord sera confrontée à des vagues de chaleur éprouvantes dans les villes, et à des tempêtes plus intenses près des côtes,

mercredi 4 avril 2007

Le Prix à Payer


Si « parler d'argent » n'est pas source de conflit, « gérer son argent » est toutefois considéré comme une corvée par plus de la moitié des personnes interrogées (56%), contre seulement 37% qui déclarent y prendre plaisir.


On observe ici de grandes disparités entre hommes et femmes : tandis que les hommes semblent partagés sur la question (46% considèrent que c'est un plaisir, 49% que c'est une corvée), les femmes sont en grande majorité (63%) réticentes lorsqu'il s'agit de s'occuper de la comptabilité du foyer, et elles ne sont que 29% à affirmer y prendre plaisir.


Les plus jeunes semblent plus favorables à une gestion commune, ils optent pour les trois quarts d'entre eux une gestion partagée, contre seulement la moitié des plus de 35 ans.


L'ensemble de ces foyers aisés s'accorde néanmoins une liberté non négligeable en ce qui concerne leurs dépenses, puisque qu'ils ne consultent en moyenne leur conjoint que pour des montants d'achat supérieurs à environ 1.000 €. Notons tout de même que les femmes fixent cette limite légèrement plus basse que les hommes.

Pourtant, lorsqu'il s'agit de décrire son attitude par rapport à l'argent, les femmes se montrent assez autocritiques : 34% d'entre elles s'estiment « dépensières » alors que seul un quart des hommes leur attribue ce comportement.
Allez voir le Film, il semble édifiant.

lundi 2 avril 2007

Destin Confisqué


De la colonisation à la mondialisation




« Par essence, l’entreprise coloniale n’est pas philanthropique. Les Français ont conquis l’Afrique pour prendre ce qui leur convenait : la force de travail (forcé) et les matières premières comme le bois ou le caoutchouc. La décolonisation n’a rien changé sur le fond. Le même système a perduré avec Elf qui exploitait le pétrole ».



D’après Odile Biyidi, présidente de Survie*, hier comme aujourd’hui c’est le même constat : l’Afrique n’est appréciée qu’à l’aune de son utilité, au grand mépris des populations et sans souci aucun de leurs intérêts.


C’est le général de Gaulle qui, tout en enclenchant le processus de décolonisation dans les années 60, charge Jacques Foccart, son bras droit, de maintenir les pays d’Afrique francophone sous la tutelle française, pour des raisons économiques et géopolitiques. D’abord, la France peut ainsi continuer à accéder aux matières premières stratégiques,comme l’uranium ou le pétrole, et à perpétuer les revenus des productions coloniales (cacao, banane,coton…) ; ensuite, le gouvernement français souhaite faire barrage, en pleine guerre froide, à la propagation du communisme ; enfin, elle entretient ainsi un cortège d’états « amis » lui garantissant des votes dans les institutions internationales.


Foccart organise un vaste réseau d’influence dont la principale stratégie est la mise en place de dirigeants favorables à la France, en éliminant – parfois même physiquement – des leaders indépendantistes ou en truquant les élections. Grâce aux fonds d’entreprises françaises installées en Afrique, telle Elf, et à une aide orientée vers les partenaires stratégiques, le réseau Foccartfinance les opérations de maintien des« régimes amis » corrompus, pendant que s’organise la spoliation des ressources africaines.


Depuis quarante ans, politiques et décideurs, de droite comme de gauche, s’accommodent de ces pratiques dignes de la mafia. Aujourd’hui, l’Afrique est de moins en moins le domaine réservé de la France. Nous ne sommes plus seuls à convoiter les richesses des sols et sous-sols africains: la guerre d’influence a pris une dimension planétaire. Mais la responsabilité française dans le chaos économique africain est bien réelle.


Il y a devoir de mémoire, à l’heure où l’immigration est déjà au centre des premières joutes électorales et fait les frais d’une surenchère xénophobe. Vers l’émancipation ?« Les mouvements d’émancipation existent, la société civile bouge. Les Africains commencent à revendiquer des gouvernements représentatifs. Plusieurs pays sont en marche, après des élections démocratiques : le Sénégal, le Mali, le Bénin… Ces changements de régime créent une dynamique qui se propagera à toute l’Afrique francophone, et la France n’aura pas le choix », confirme Odile Biyidi. Parallèlement au réveil africain, en France les langues commencent à se délier. Des livres, tels La Françafrique ou Noir Silence, de François Xavier Verschave (ancien président de Survie) ont remporté un succès honorable.

dimanche 1 avril 2007

Un petit somme


Deux agents de piste de la société Fedex ont voyagé malgré eux dans les soutes d'un avion cargo de Roissy à Vienne, en Autriche, vendredi à l'aube, a-t-on appris samedi auprès d'un salarié de la société.


Les deux hommes, qui assuraient leur travail de nuit, se sont, semble-t-il, assoupis en attendant du fret qui n'est pas arrivé. Les portes de la soute ont alors été refermées sans que personne ne s'aperçoive de leur présence, a-t-on confirmé de source aéroportuaire.
Le petit porteur a décollé vers 4-5 heures du matin, vendredi. Les deux agents, sains et saufs, ont ensuite été rapatriés sur un vol Air France dans la journée.