
Copenhague: deuxième nuit d'émeutes et 188 nouvelles arrestations
Une voiture incendiée dans le centre Copenhague, le 2 mars 2007 - AFP/Scanpix
Cent quatre-vingt huit manifestants, dont des étrangers, ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi par la police à Copenhague qui a connu une deuxième nuit d'émeutes à la suite de l'évacuation forcée d'une maison de jeunes jeudi.
"Nous avons interpellé 188 personnes et environ 400 au total depuis jeudi à la suite des manifestations contre l'expulsion des jeunes occupants d'Ungdomshuset", dans le quartier de Noerrebro, a indiqué samedi à l'AFP un officier de permanence de la police de Copenhague.
Les forces de l'ordre, qui appréhendaient ces troubles, étaient intervenues vers une heure du matin (00H00 GMT) pour disperser avec des gaz lacrymogènes environ un millier de jeunes à Noerrebro, qui commençaient à jeter des pavés et des cocktail-molotov sur les policiers.
Une des personnes interpellées à Noerrebro a été blessée et transportée à l'hôpital, selon les services de secours.
Aguerris à la technique de la guérilla urbaine, le noyau dur des manifestants du groupe des Autonomes d'extrême gauche, vêtus de noir, et le visage couvert, s'était dispersé dans les rues, érigeant des barricades en y mettant le feu, et incendiant plusieurs voitures.
Les troubles qui se sont poursuivis jusqu'à l'aube se sont étendus au quartier de Christianshavn, près de l'enclave de Christiania, repaire de marginaux de la capitale danoise.
Le même scénario s'est répété avec des feux dans les poubelles jetées sur la chaussée, des vitrines de magasins brisés et une école vandalisée par des individus qui ont réussi à disparaître dans Christiania.
Les autorités craignent une nouvelle journée et nuit de violences. Deux manifestations sont prévues en début d'après-midi, qui risquent de dégénerer, augmentant l'inquiétude des habitants de Copenhague.
Mis à la disposition des jeunes depuis 25 ans par la mairie de Copenhague l'Ungdomshuset était devenu un temple de la culture "underground" au Danemark. Ses nouveaux propriétaires, une communauté religieuse, avaient obtenu en août 2006 une ordonnance d'expulsion de ses occupants.
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